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LA TOLERANCE

Actualisation 16 mars 2018

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SOMMAIRE

I          Introduction

Qu'est-ce que la tol�rance d�une fa�on g�n�rale ?

II         La tol�rance politique

La tol�rance, notion morale, politique, et juridique

III       La tol�rance sociale

Respect, plus notions proches mais diff�rentes

IV       Tol�rance et r�probation

On consid�re g�n�ralement qu'il n'y a pas de tol�rance sans agression

V         Tol�rance et justice

John Rawls �tablit que la tol�rance est une vertu n�cessaire � l'�tablissement d'une soci�t� juste.

VI       Tol�rance et id�ale

La tol�rance est consid�r�e comme une vertu

VII      Tol�rance religieuse

Pour l'�glise, la tol�rance fut impos�e en 1964, sous la pression des droits de l'homme et de l'ONU.

VIII    L�intol�rance

Concernant l'intol�rance, c'est un concept tout � fait relatif qui se rapporte � une norme, � des habitudes, � des traditions culturelles.

IX       Le paradoxe de la tol�rance

Le paradoxe de la tol�rance est �voqu� par Karl Popper

X         Les autres domaines abordant la notion de tol�rance

Technique, informatique, m�decine, finances�

XI       Source principale utilis�e pour ce document : Wikip�dia

 

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I          INTRODUCTION

En g�n�ral, la tol�rance, du latin tolerare (supporter), d�signe la capacit� � permettre ce que l'on d�sapprouve, c'est-�-dire ce que l'on devrait normalement refuser. En construction ou en dessin par exemple, on dit qu'on peut tol�rer une certaine marge d'erreur.

Au sens moral, la tol�rance est la vertu qui porte � respecter ce que l'on n'accepterait pas spontan�ment, par exemple lorsque cela va � l'encontre de ses propres convictions.

Toute libert� ou tout droit implique n�cessairement, pour s'exercer compl�tement, un devoir de tol�rance.

Selon John Locke, la tol�rance signifie � cesser de combattre ce qu'on ne peut changer �.

Selon certains moralistes, la notion de tol�rance est associ�e � la notion absolue de bien et de mal. La tol�rance s'exerce lorsqu'on reconna�t qu'une chose est un mal, mais que combattre ce mal engendrerait un mal encore plus grand.

La tol�rance peut alors conduire � une abstention volontaire dans le combat contre un mal identifi� comme tel. Cette abstention n'est pas motiv�e par une relativisation des notions de bien et de mal, mais au contraire par la pleine conscience d'un mal qui ne peut pas �tre combattu sans produire un autre mal plus grave encore.

C'est en ce sens, par exemple, que le terme de � maison de tol�rance �, �tait encore usit� au d�but du XXe si�cle.

On constate l�implication de la libert� dans la tol�rance.

 

II         LA TOLERANCE POLITIQUE

La notion de tol�rance est fondamentalement une notion morale, devenue notion politique et juridique. Elle a �t� th�oris�e sous cet angle par la philosophie � partir des XVIIe et XVIIIe si�cles, une �poque o� s�vissaient en Europe les guerres civiles dites guerres de religion (c�est-�-dire une �poque o� la religion �tait le v�hicule de conflits politiques d�bouchant sur des guerres). Elle a �t� d�velopp�e pour y mettre fin, en d�finissant les r�gles et conditions auxquelles la diversit� des id�es, opinions et croyances, pouvaient �tre support�es et tol�r�es dans une m�me soci�t�, sans pour autant la mettre en danger en cr�ant des divisions incompatibles. L'auteur de r�f�rence pour la th�orie de la tol�rance est l'anglais John Locke.

 

On constate l�implication de la morale dans la tol�rance.

 

III       LA TOLERANCE SOCIALE

La tol�rance sociale est la capacit� de respect d'une personne ou d'un groupe devant ce qui diff�re de ses valeurs morales ou des normes �tablies par la soci�t�.

On a souvent tendance � assimiler la tol�rance � des notions qui se r�v�lent fondamentalement diff�rentes, bien que proches sur certains points.

L'indiff�rence est de n'�prouver ni plaisir, ni douleur, face � ce que l'on per�oit. Il n'y a aucunement besoin de tol�rance face aux choses pour lesquelles on n'�prouve pas d'�motion. Par exemple, une personne pour qui les questions de religion ne sont pas une pr�occupation, ne peut �tre qualifi�e de tol�rante ou intol�rante en mati�re religieuse.

La soumission est l'acceptation sous la contrainte. Pour qu'il y ait tol�rance, il faut qu'il y ait choix d�lib�r�. On ne peut �tre tol�rant qu'avec ce qu'on a le pouvoir (d'essayer) d'emp�cher.

L'indulgence va plus loin que la tol�rance, en cela qu'elle est une disposition � la bont�, � la cl�mence, une facilit� � pardonner, alors que la tol�rance peut �tre condescendante.

La permissivit�, tout comme l'indulgence, va plus loin que la tol�rance. Elle se distingue de l'indulgence par l'absence de r�f�rence aux sentiments. Elle se d�finit comme une propension � permettre sans condition.

L'acceptation veut que l'on endosse les �l�ments auxquels nous sommes confront�s. Or, la tol�rance suppose que l'on comprenne les valeurs d'une personne ou d'une id�e dont l'autorit� ou la valeur agit sur nous sans n�cessairement �tre d'accord avec celle-ci. La tol�rance est plut�t une forme de respect o� nous essayons de supporter quelque chose ou quelqu'un ind�pendamment du jugement que nous lui portons : nous pouvons ha�r ou m�priser ce que nous tol�rons, le respecter � contre c�ur.

Les mentalit�s �voluant � sur certains sujets � plus vite que les lois, il existe un d�calage entre la morale sociale (celle qu'un groupe l�gitime) et les lois civiques. Ainsi, certaines dispositions de la loi peuvent, � un moment donn�, �tre reconnues inadapt�es et, de ce fait, n'�tre appliqu�es que partiellement ou plus du tout, faute de moyens.

On peut citer en exemple :

_ Les Maisons de tol�rance, des �tablissements de prostitution autrefois r�glement�es par la loi fran�aise puis interdites en 1946, par la loi Marthe Richard, au nom d'une mutation de la conception du r�le des femmes dans la soci�t�. Il ne s'agit donc pas de tol�rance mais d'imposition d'une nouvelle norme.

_ Plus proche de nous, la non-application des lois sur la consommation de drogues consid�r�es � tort ou � raison comme � douces �, ce qui est supporter ce qu'on ne peut contr�ler.

Les modalit�s d'application de la loi qui devraient d�pendre des d�crets qui les promulguent, d�pendent en fait souvent de la disponibilit� du pouvoir � les faire appliquer. Par exemple, les d�crets Jean Zay (1936) pr�voient l'interdiction du port de signes religieux et politiques dans les �coles fran�aises, pourtant, la non-application de ces d�crets a conduit les autorit�s � soumettre une nouvelle loi sur le m�me sujet en 2004.

Ainsi Georges Clemenceau disait dans Au soir de la pens�e, � Toute tol�rance devient � la longue un droit acquis. �

La tol�rance selon Locke

Historiquement, la premi�re notion de tol�rance est celle d�fendue par John Locke dans sa Lettre sur la tol�rance, qui est d�finie par la formule � cessez de combattre ce qu'on ne peut changer �.

D'un point de vue social, il s'agit de supporter ce qui est contraire � la morale (ou � l'�thique) du groupe pos�e comme un absolu. Il s'agit principalement de r�action face � un comportement que l'on juge mauvais, mais que l'on accepte parce qu'on ne peut faire autrement.

C'est donc � partir d'une glorification de la souffrance que s'�tablit une conception �thique de la tol�rance.

Le respect de l'individu et de ses id�es n'intervient qu'� partir du moment o� l'on ne peut convoquer la puissance publique contre sa fa�on de faire et ce respect globalement n'appara�t dans le droit qu'� partir de 1948 et de la d�claration universelle des droits de l'homme.

 

On constate l�implication du respect dans la tol�rance.

 

V         TOLERANCE ET REPROBATION

On consid�re g�n�ralement qu'il n'y a pas de tol�rance sans agression, c'est-�-dire qu'on ne peut �tre tol�rant que face � ce qui nous d�range (c'est-�-dire ce avec quoi on n'est pas en accord) mais qu'on accepte par respect de l'individu (l'humanisme) ou pour la d�fense d'un id�al de libert� (le lib�ralisme).

La tol�rance par respect de l'individu pourrait se formuler comme:

� Je ne suis pas d'accord avec toi, mais je te laisse faire par respect des diff�rences. �

La tol�rance pour la d�fense d'un id�al de libert�, est parfaitement illustr�e par une c�l�bre citation attribu�e de fa�on erron�e � Voltaire : � Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. �

La tol�rance est soit un choix dict� par une conviction, soit un choix condescendant. Dans tous les cas, pour qu'il y ait tol�rance, il faut qu'il y ait choix d�lib�r�. On ne peut �tre tol�rant qu'avec ce qu'on a le pouvoir d'essayer d'emp�cher. L'acceptation sous la contrainte est la soumission.

Depuis les ann�es 1950, la tol�rance est g�n�ralement d�finie comme un �tat d'esprit d'ouverture � l'autre. Il s'agit d'admettre des mani�res de penser et d'agir diff�rentes de celles que l'on a soi-m�me.

Il est d'autant plus difficile de comprendre un comportement (et �ventuellement de l'accepter) quand on n'en conna�t pas les origines. C'est pourquoi l'�ducation est souvent consid�r�e comme un vecteur de tol�rance.

Ainsi Helen Keller disait � Le meilleur aboutissement de l'�ducation est la tol�rance. �

 

On constate l�implication de l��ducation dans la tol�rance.

 

VI       TOLERANCE ET JUSTICE

La tol�rance selon John Rawls

Le philosophe am�ricain John Rawls, dans son ouvrage de philosophie morale A Theory of Justice (Une Th�orie de la justice), �tablit que la tol�rance est une vertu n�cessaire � l'�tablissement d'une soci�t� juste. Mais il pose la question � Doit-on tol�rer les intol�rants ? �. Rawls y r�pond positivement, indiquant que de ne pas les tol�rer serait intol�rant et serait donc une injustice. En revanche il �tablit qu'une soci�t� tol�rante a le droit, et le devoir, de se prot�ger et que ceci impose une limite � la tol�rance : une soci�t� n'a aucune obligation de tol�rer des actes ou des membres vou�s � son extermination.

La � Th�orie de justice � fait r�f�rence � � une soci�t� juste �, dont les membres seraient pour la plupart tol�rants, et capable de tol�rer les intol�rants. On peut l�gitimement lui opposer � une soci�t� tol�rante �, ce qui implique pour chacun de ses membres, la pratique de la � tol�rance mutuelle �, et exclut la permissivit� et l'intol�rable.

 

On constate l�implication de la justice dans la tol�rance.

 

IV       TOLERANCE ET IDEAL

La tol�rance est g�n�ralement consid�r�e comme une vertu, car elle tend � �viter les conflits. Ainsi Kofi Annan disait-il que � La tol�rance est une vertu qui rend la paix possible. �

Dans certaines religions, comme la religion bouddhiste, la tol�rance est le premier pas vers l'�quanimit�, c'est-�-dire l'acceptation sans effort. La tol�rance envers ce qui nous agresse, est un exercice � pratiquer sur soi-m�me.

� La tol�rance est un exercice et une conqu�te sur soi. �

Exercice du bonheur, Albert Memmi

� L'esprit de tol�rance est l'art d'�tre heureux en compagnie des autres. �

 

On constate l�implication du bonheur dans la tol�rance.

 

VII      TOLERANCE RELIGIEUSE

La tol�rance religieuse est une attitude adopt�e devant des confessions de foi diff�rentes ou devant des manifestations publiques de religions diff�rentes. Exemple, l'�dit de Versailles de 1787 (France) autorise la construction de lieux de cultes pour les protestants � condition que leur clocher soit moins haut que celui des �glises catholiques.

� Le mot, en son sens moderne, vaut [...] comme rejet ou condamnation ; la secte, c'est l'�glise de l'autre. �. Bien que chaque religion ait �volu� plus ou moins ind�pendamment, on constate trois grandes tendances li�es � trois grandes p�riodes de l'Histoire.

Le polyth�isme antique

Dans le polyth�isme antique (avant l'�re chr�tienne), il est fr�quent de constater des �changes de divinit�s d'un panth�on � l'autre, notamment en Europe du Nord et au Proche-Orient. On peut citer par exemple le cas de la civilisation de l'�gypte antique, pour laquelle la tol�rance religieuse �tait un pilier (sauf pendant la p�riode d'Akh�naton) et dont le pays a abrit�, � de nombreuses �poques, des temples de divinit�s �trang�res (Baal, Astart�, etc.). De m�me pour Rome avec l'adoption de la d�esse Isis.

Ce n'est qu'en 311 qu'un �dit de tol�rance, l'�dit de Milan d�cr�te la libert� de tous les cultes.

 Le monoth�isme

Avec le d�veloppement du monoth�isme (juda�que, chr�tien, puis islamique) appara�t la notion d'exclusivit� du divin.

                     Juda�sme : � Tu n'auras pas d'autre dieu devant ma face. �, (Exode 20,3).

                     Christianisme : � Je crois en Dieu, le P�re Tout-puissant, Cr�ateur du ciel et de la terre. � (Symbole des Ap�tres, IIe si�cle)

                     Islam : � Il n'est d'autre divinit� que Dieu �, (profession de foi).

Un monoth�isme exclut les autres monoth�ismes au moins dans leur principe m�me s'il y a des accommodements. Traditionnellement, le christianisme (surtout le catholicisme) et l'islam se montrent peu tol�rants et n'h�sitent pas � employer la violence pour asseoir leur pouvoir. Au vingti�me si�cle n�anmoins, le christianisme �volue et adopte les principes modernes de la tol�rance. � la diff�rence de quelques pays musulmans qui, s'ils tol�rent et tol�re encore dans certains pays des minorit�s religieuses autres, chr�tiennes et juives en particulier, parvient mal � accepter une v�ritable diversit� religieuse. Au point qu'au Proche-Orient, les chr�tiens subissent, en Irak par exemple, des pers�cutions violentes et qu'en Arabie Saoudite, toute autre expression religieuse que musulmane demeure est r�prim�e impitoyablement.

 

Le dialogue interreligieux

La tol�rance n'a donc pas de tout temps exist�. D�j� Platon, d'apr�s une rumeur colport�e par Diog�ne La�rce, aurait voulu br�ler en place publique les �uvres de D�mocrite. L'ouverture de la culture grecque aux cultures ext�rieures et le dialogue continuel des philosophes entre eux ont g�n�r� un climat intellectuel tendu mais propice aux �changes et � la r�flexion.

C'est la philosophie des Lumi�res qui transforme ce qui semblait une faiblesse chez Augustin d'Hippone, th�oricien de la pers�cution l�gitime, tel que le pr�sentait Bossuet.

Le symbole du tournant est cette phrase attribu�e par erreur � Voltaire : � Je n'aime pas vos id�es mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer �. Il se constitue alors un mouvement intellectuel luttant contre les intol�rances du christianisme : � De toutes les religions, la chr�tienne est sans doute celle qui doit inspirer le plus de tol�rance, quoique jusqu'ici les chr�tiens aient �t� les plus intol�rants de tous les hommes. �

Les moyens de transport et de communication du XIXe si�cle et du XXe si�cle ont permis des �changes culturels qui ne facilitent pas autant le dialogue interreligieux. La d�mocratisation du voyage se fait par la m�thode du voyage organis� qui permet rarement la rencontre de l'autochtone. En revanche, les �changes d'�tudiants, jusqu'ici r�serv�s aux classes sup�rieures des pays d�velopp�s, pourraient am�liorer la situation par des financements europ�ens, tel le programme Erasmus.

Du fait de la vocation de la plupart des religions � n'enseigner que ce qu'elles croient vrai d�signant par toutes variantes du faux tout ce qu'elles n'ont pas exprim� elles-m�mes (m�thode des �picycles coperniciens d�crite pour la premi�re fois dans le domaine religieux par John Hick dans God Has Many Names (1988) et popularis� par depuis par R�gis Debray dans Le Feu sacr� : Fonction du religieux, Fayard, 2003), on ne peut dire que la culture religieuse de l'Europ�en moyen ait grandement avanc�.

La r�flexion sur la v�rit� religieuse, pourtant bien amorc�e par Michel de Certeau dans L'invention du quotidien : mani�res de croire n'a �t� reprise par aucune religion. Le croyant ignore donc le sacr� des autres et exige des m�mes autres la r�v�rence en ce que lui croit, r�v�rence qu'il n'est pas pr�t � manifester � l'�gard de ses interlocuteurs.

Comment les religions actuelles con�oivent-elles la tol�rance ?

Pour l'�glise, la tol�rance fut impos�e en 1964, sous la pression des droits de l'homme et de l'ONU.

 

On constate l�implication des croyances dans la tol�rance.

 

VIII    L�INTOLERANCE

Concernant l'intol�rance, c'est un concept tout � fait relatif qui se rapporte � une norme, � des habitudes, � des traditions culturelles.

C'est aussi la vertu qui porte � se montrer vigilant tant envers l'intol�rance qu'envers l'intol�rable.

On pourrait aussi parler d'intol�rance des croyants par rapport aux ath�es.

La tol�rance, comme la libert� a des limites et n�cessite un cadre de r�f�rence, sinon cela peut amener � des exc�s.

Peut-on tol�rer les actions que m�nent DAESH au nom de Dieu ?

L'intol�rance est, � l'inverse, lorsqu'un individu n'arrive pas � respecter certaines diff�rences. L�homog�n�it�, dans une soci�t�, nous rassure sur notre propre existence. La m�connaissance d�une diff�rence, par exemple, m�ne � la peur qui, elle, peut causer de l�intol�rance : l�h�t�rog�n�it� remet en cause notre statut, notre �tat ainsi que ce qui nous d�finit au sein de cette soci�t�. L�intol�rance est apport�e par cette menace.

L�humain a besoin d��tablir des hi�rarchies pour, entre autres, se rassurer sur sa propre position. L�ins�curit� amen�e en se comparant � quelqu�un d�autre, dans cette hi�rarchie, peut mener � des manifestations d�intol�rance.

Pour supprimer l'intol�rance, il est n�cessaire de supprimer ce qui suscite la peur en nous qui est caus�e par la diff�rence elle-m�me ou par la m�connaissance de celle-ci.

L�� espace � entre deux individus est appel� la diff�rence. C�est la conservation de cet espace et le respect de celui-ci qui est � l�origine de la tol�rance. Dans le cas contraire, l'intol�rance prend place.

 

On constate l�implication des limites dans la notion d�intol�rance.

 

IX       LE PARADOXE DE LA TOLERANCE

Le paradoxe de la tol�rance est �voqu� par Karl Popper en ces termes :

Moins connu est le paradoxe de la tol�rance : La tol�rance illimit�e peut mener � la disparition de la tol�rance.

Si nous �tendons la tol�rance illimit�e m�me � ceux qui sont intol�rants, si nous ne sommes pas dispos�s � d�fendre une soci�t� tol�rante contre l'impact de l'intol�rant, alors le tol�rant sera d�truit, et la tol�rance avec lui. (�) nous devrions revendiquer le droit de les supprimer (les intol�rants), au besoin, m�me par la force (�) Nous devrions donc revendiquer, au nom de la tol�rance, le droit de ne pas tol�rer l'intol�rant.

Je ne veux pas dire par l� qu�il faille toujours emp�cher l�expression de th�ories intol�rantes. Tant qu�il est possible de les contrer par des arguments logiques et de les contenir avec l�aide de l�opinion publique, on aurait tort de les interdire. Mais il faut toujours revendiquer le droit de le faire, m�me par la force si cela devient n�cessaire, car il se peut fort bien que les tenants de ces th�ories se refusent � toute discussion logique et ne r�pondent aux arguments que par la violence. Il faudrait alors consid�rer que, ce faisant, ils se placent hors la loi et que l�incitation � l�intol�rance est criminelle au m�me titre que l�incitation au meurtre, par exemple.

Tout, la libert� illimit�e peut mener � la disparition de la libert�, si l�on est d�une tol�rance absolue, m�me envers les intol�rants, et qu�on ne d�fende pas la soci�t� tol�rante contre leurs assauts, les tol�rants seront an�antis, et avec eux la tol�rance.

 

On constate un paradoxe dans la notion d�intol�rance.

 

X         LES AUTRES DOMAINES ABORDANT LA TOLERANCE

Tol�rance technique

De par leurs techniques de fabrication tr�s critiques, tous les composants �lectroniques ont des plages de fonctionnement et des rendements assez irr�guliers, ceux-ci pouvant varier du simple au double, voire plus pour les gains des transistors. L'industrie �lectronique a donc mis en place tout un syst�me de rep�rage et de marquage des tol�rances sur les composants.

Informatique

Les logiciels informatiques, de par leur complexit� croissante, ne sont pas parfaits et ont une plus ou moins grande capacit� � tol�rer les erreurs de toutes sortes : erreurs internes, erreurs humaines de saisie, erreurs du mat�riel, ou erreurs de programmes tiers. Tol�rance aux pannes

M�decine

En immunologie, la tol�rance est la capacit� d'un organisme � accepter la pr�sence de corps �trangers dans son environnement. Cette tol�rance a une importance capitale dans le processus de greffes d'organes.

Finances

Dans le vocabulaire mon�taire la tol�rance d�signe l'�cart maximum admis entre le titre ou le poids r�els et l'�quivalent l�gal d'une monnaie.

 

On constate l�implication de multiples domaines et disciplines limites dans la notion de tol�rance.

 

XI       SOURCES PRINCIPALES UTILISEES POUR CE DOCUMENT :

Wikip�dia

https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Tol�rance&oldid=133011305

 

Autres ressources:

http://www.bnf.fr/documents/biblio_laicitetolerance.pdf

 

 

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Jean-Pierre PERRINJean-Pierre PERRIN

Formateur ASHFormateur ASH

Adresse de courrier �lectronique:: jean-pierreperrin@orange.fr

Adresse de la page:: http://pagesperso-orange.fr/ash-jpp/auolerance.html

J'attends vos remarques, ajouts, et suggestions de pr�sentation, merci d'avance.

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