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LA PREVENTION EN MILIEU SCOLAIRE OU EDUCATIF

Actualisation 20 janvier 2017 *

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Spécialement à l’intention des éducateurs spécialisés et moniteurs -éducateurs

La prévention spécialisée

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Introduction :

Pour l'enseignant ou l'éducateur spécialisé, prévention et adaptation sont deux notions indissociables inscrites dans les référentiels des compétences nécessaires à toutes les options du CAPA-SH et du DEES. La mission de l'enseignant ou de l'éducateur spécialisé est de prévenir les difficultés d'apprentissage, d'adaptation, et de comportement.

Ce terme vient du milieu médico-social. Ici, nous allons nous placer dans le cadre scolaire ou éducatif.

Médical : Un examen de santé obligatoire doit se faire avant l’entrée au CP, annexe technique du  12.6.69 puis du 15.6.82, on trouvera aussi le 24.6.91 le texte sur le fonctionnement du S.S.S. Service de Santé Scolaire.

 

Historique :

Au début du XIXème siècle arrive la révolution industrielle. L’essor des manufactures amène les femmes à travailler, surtout dans les villes et leurs alentours. De ce fait pour garder les jeunes enfants on crée de 1828 à 1837 " les salles d’asiles » qui accueillent les enfants de 2 à 6 ans. Il s’agit de les protéger contre les dangers de la rue, les accidents domestiques, les maladies, et de leur inculquer les règles de base de la vie en communauté. Ces salles d’asile deviendront des " écoles maternelles » le 2.8 1881.

Le 9.2.70 apparaît pour la première fois dans les I.O. dans l’Education Nationale le mot " prévention », dans la circulaire créant les G.A.P.P. et les classes d’adaptation.

Le 28.3.77 sort la circulaire abordant le soutien à l’école primaire.

En 1981 c’est la création des Z.E.P. qui oblige l’école à un partenariat sur le thème de la prévention.

La loi du 10.7.89 : " L’école maternelle participe aux dépistages des difficultés sensorielles, motrices, ou intellectuelles, et favorise leur traitement précoce ».

La circulaire du 1.2.90 précise les moyens octroyés aux Z.E.P.

La circulaire du 9.4.90 décrit le fonctionnement des R.A.S.E.D.

La circulaire du 10.4.90 précise les missions du psychologue scolaire

Le décret du 6.9.90 place la prévention dans l’organisation des écoles maternelles et élémentaires

On peut lire dans Le nouveau contrat pour l’école : " La prévention de la difficulté scolaire est une mission fondamentale de l’école ».

Les circulaires de 2002 reprennent ces notions, dans celles de 2005 : prévention de l’illettrisme.

circ.n°2009-088 du 30 Avril 2002    N.S. n°2009-0001

 

Eclairage théorique :

On parle de trois niveaux de prévention : primaire, secondaire et tertiaire

Primaire : Eviter la difficulté

Minimiser les facteurs de risque, au niveau santé (examens de contrôle, vaccins, conseils d’hygiène, de diététique, sensibilisation aux dangers des stupéfiants, du tabac et de l'alcool…), la prévention routière éduque sur les dangers de la circulation, les campagnes de sensibilisation aux accidents domestiques, aménagement du poste de travail, alertes cycloniques.

Au niveau scolaire, (la prévention) nous avons vu le rôle primordial de l’école maternelle qui va continuer l’éducation entreprise (consciemment ou non) dans le milieu familial, à l’origine de la construction de l’enfant en tant que sujet personne, social, cognitif, et institutionnelle.

Secondaire : Traiter la difficulté

Minimiser la gravité de l’événement survenu. Au niveau santé il s’agit de donner les soins, les traitements, les interventions, permettant de guérir la maladie, l’accident corporelle,  l'addiction, la dépendance. La systématisation d’un repérage précoce pour traiter les premiers troubles : échographie pendant la grossesse, amniocentèse, prises de sang, prélèvements, tests, radios, scanners, observation comportementale…

Au niveau scolaire, (l’adaptation) ce sera plutôt l’affaire des personnels du R.A.S.E.D., qui pourront également orienter à l’extérieur de l’école vers des spécialistes paramédicaux  (orthophonistes, psychomotriciens, psychologues), des services et associations s’occupant des difficultés de l’enfance.

Tertiaire : Réduire les conséquences

Minimiser les conséquences physiques, psychologiques, sociales…

Au niveau santé, kinésithérapie après opération ou accouchement ou immobilisation prolongée, réadaptation de tous genres, réinsertion sociale à la sortie d’une incarcération, séances de parole après passage en psychiatrie, cure de désintoxication ou désaccoutumance à un produit stupéfiant…

Au niveau scolaire (l’intégration) ce sont les U.L.I.S. et les établissements spécialisés qui seront plutôt concernés par ce degré de prévention.

Au niveau éducatif, ce sont les différents établissements et lieux de placements spécialisés qui seront plutôt concernés par ce degré de prévention.

 

Les paradoxes de la prévention scolaire :

Devancer, aller au devant pour faire obstacle, protéger, éviter, ne pas laisser venir, donc empêcher l’accomplissement d’un événement. N’est-ce pas aussi préjuger, se mettre à la place de l’enfant ou de la personne, décider pour lui, l’empêcher d’acquérir l’expérience de résoudre des problèmes ?

N'est-ce pas aller contre l'autonomie recherchée ?

L’enfant, ou la personne, à besoin de gérer des ruptures, avec l’environnement familial et social, avec les niveaux d’apprentissage, avec les différents intervenants, avec ses fréquentations sociales.

Mais il faut se méfier de l’attentisme, car là, on se situe après-coup, dans le sauvetage et la réparation, on ne se situe plus dans la prévention primaire, celle qui évite l’apparition des difficultés.

La prévention n’est pas un pronostic, mais suppose une bonne connaissances des symptômes, des signes d'apparition et des conséquences de l'évènement perturbateur.

La prévention sociale pourrait dévier vers une forme d’exclusion, il est nécessaire de ne pas stigmatiser les populations que l’on pense "à risques ".

 

La prévention scolaire précoce, dès la petite section maternelle est délicate, et doit se penser professionnellement. Il est indispensable de connaître la notion d’enfant " vulnérable, ou fragile, ou à risque », et se méfier du fameux effet Pygmalion *.

On parlera davantage de dispositifs de prévention que de structures (le dispositif sera plus indiqué car il est souple et adaptable).

 

On pourra se reporter à la grille pragmatique d’Ivan Darrault-Harris

1 Quel mal prévenir ? (est-ce bien à éviter absolument ?)

2 Quelles manifestations, signes précurseurs surveiller? (connaître, avoir l’expérience de ces signes)

3 Quel projet, actions préventives mettre en place (en concertation avec d’autres intervenants, et partenaires)

4 Quels acteurs vont entrer en scène ? (qui organisera et mènera ces actions, et comment ?)

 

En situation professionnelle, prévenir c’est d’abord observer : l’enfant, ou la personne, l’enseignant, la structure, les autres intervenants professionnels, le cadre réglementaire de la classe, de l’école, de l'établissement, l’environnement, les relations avec les autres enfants, ou les autres personnes, dans son milieu familial (si possible), au moment de l’accueil ou du départ de la strucure de prise en chage.

Pour prévenir les difficultés du jour, l’accueil est un moment décisif, sur lequel l’enseignant ou l'éducateur se doit de réfléchir pour organiser ce moment et l’adapter aux individualités, d’ailleurs certaines écoles maternelles, ou établissements éducatifs, ont un projet d’accueil avec des actions particulières envers les enfants, ou les personnes prises en charge et les parents.

 

* EFFET PYGMALION : Pygmalion, sculpteur grec de l'antiquité, a créé, d'après la légende, une statue de femme d'une telle beauté qu'il en est tombé amoureux. Ayant demandé aux dieux de donner vie à cette statue, la déesse Aphrodite l'a exaucé.

En pédagogie, effectuer des hypothèses sur le devenir scolaire d'un élève et les voir effectivement se réaliser, a pris le nom d'effet Pygmalion.

Le problème est d'importance, car si les enfants des milieux défavorisés réussissent moins bien à l'école que les enfants des milieux favorisés, (voir Bernstein, Échec scolaire, Sociologie de l'éducation), la cause pourrait ne pas être uniquement celle que l'on croit.

- Rosenthal a découvert l'effet Pygmalion en réalisant l'expérience suivante :

-Après avoir constitué deux échantillons de rats totalement au hasard, il informe un groupe de six étudiants que le groupe n° 1, comprend 6 rats, sélectionnés d'une manière extrêmement sévère. On doit donc s'attendre à des résultats exceptionnels de la part de ces animaux.

- Il signale ensuite à six autres étudiants que le groupe des 6 rats n° 2 n'a rien d'exceptionnel et que, pour des causes génétiques, il est fort probable que ces rats auront du mal à trouver leur chemin dans le labyrinthe. Les résultats confirment très largement les prédictions fantaisistes effectuées par Rosenthal : certains rats du groupe n° 2 ne quittent même pas la ligne de départ.

Après analyse, il s'avère que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents, leur ont manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l'amitié ; inversement, les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient stupides, ne les ont pas entourés d'autant d'affection.

• L'expérience est ensuite tentée avec des enfants, à Oak School, aux U.S.A., par Rosenthal et Jacobson, mais en jouant uniquement sur les attentes favorables des maîtres.

Les chercheurs, sous prétexte d'éprouver une nouvelle technique de test permettant de prédire la réussite scolaire des élèves, demandent aux enseignants de bien vouloir faire passer ledit test à tous les élèves de leur classe ; au cours d'une conversation ultérieure à bâtons rompus, et tout à fait incidemment, ils donnent à l'enseignant les noms des cinq élèves de la classe susceptibles de réaliser les progrès les plus impressionnants.

Chose extraordinaire, ces prévisions fantaisistes se réalisent pleinement !

Cette expérience a été tentée de nouveau par d'autres chercheurs dans d'autres institutions, mais les résultats obtenus sont loin d'être aussi nets que dans l'expérience princeps de Rosenthal et Jacobson.

Cette réserve majeure ayant été formulée, il demeure certain que les attentes de l'enseignant ou de l'éducateur, vis-à-vis de la réussite de l'élève, ou de la personne, se traduisent par des comportements subtils dont l'influence sur les résultats des usagers est loin d'être négligeable.

Sur le sujet lire : Rosenthal, Jacobson, Pygmalion à l'école, Casterman, 1971

 

Dans le langage courant on parle de préjugé, on pense que la réussite, ou l’échec de l’individu va dépendre uniquement de son passé, de son environnement, de sa culture, voire de sa couleur de peau.

On a tendance à généraliser. Sans jamais avoir une connaissance fine de l’individu.

La notion de renforcement est liée à l’effet Pygmalion.

Lorsque l’on a des préjugés sur la réussite ou l’échec d’un éduqué, cela aura une forte influence sur les liens éducateur-éduqué, et la réussite ou l’échec seront alors renforcés sur l’éduqué, le plus souvent de façon inconsciente.

On parle surtout en pédagogie de la réussite, du renforcement positif, c’est celui que l’on recherche afin de « casser la spirale de l’échec », dans laquelle l’élève est enfermé.

Evidemment l'excès inverse crée du renforcement négatif, qui va mettre l'élève en échec, et le démotiver pour apprendre.

Cela consiste à valoriser, à féliciter pour de bons résultats ou pour des progrès, encourager une stratégie efficace, un comportement qui s’améliore…

Cela nous renvoie à la notion comme la Zone Proximale de Développement de Vygotsky. Il s’agit alors de mettre l’apprenant dans des situations de réussite, pas trop facile mais juste un peu au-dessus de ses possibilités actuelles pour que l’apprentissage se fasse afin d’acquérir de nouvelles compétences.

De même la notion d’étayage-désétayage de Bruner est à prendre en compte.

Là aussi, on organise l’apprentissage afin que l’apprenant commence à réussir avec des aides que l’on supprimera progressivement, jusqu’à l’autonomie dans la résolution de situations problèmes proches de celles abordées avec des aides.

 

La prévention scolaire dans le premier et le second degré :

1er degré : Le R.A.S.E.D., les services sociaux, le partenariat (associations, Prévention routière…), le médecin scolaire, le service de promotion de la santé en faveur des élèves, le dépistage sensoriel par les services de la P.M.I. Les associations (drogues, alcool, tabac).

2d degré : Le conseiller d’éducation, le conseiller d’orientation psychologue, l’infirmière scolaire, l’assistante sociale scolaire, le partenariat (associations, la Prévention routière qui fait passer le brevet de conduite des deux roues motorisés de moins de 50 cm3, les interventions d’information de la police, gendarmerie, justice, élus…), le médecin scolaire, le service de promotion de la santé en faveur des élèves. Les associations (drogues, alcool, tabac).

 

Tableau réalisé par Brigitte Bayet formatrice ASH au CNEFEI de Suresnes.

(Le CNEFEI s'appelle maintenant INS HEA )

 

 

Document réalisé en partie, grâce à des documents de Brigitte Bayet Formatrice ASH CNEFEI de Suresnes

 

 Suite à une demande email,  j'ai été amené à faire cette réponse à une élève infirmière concernant la prévention des accidents de l'enfant:

P. primaire: On informe, les familles, les enfants, les enseignants, les partenaires, sur les risques d'accident (doc, livres, films, interventions sur place, débats...) ceci s'adresse à tous avant que l'accident n'arrive, pour éviter l'accident. Les services de PMI ont un rôle important à ce niveau de prévention. Il en est de même pour certaines compagnies d'assurance dont la MAIF qui a lancé une importante campagne d'information et de sensibilisation sur les risques domestiques.

 

P. secondaire: L'accident est arrivé, on soigne selon la gravité et ses compétences soignantes, ou on fait venir un professionnel ou les services d'urgence (pompiers, SAMU...)

Au niveau informations: On donne des recommandations sur les produits à utiliser, on initie aux premiers secours, on donne des conseils pour la suite des soins à donner.

 

P. tertiaire: On compense, on va mettre en place tout ce qui va aider à faire disparaître les traces de l'accident pour revenir si possible à l'état initial avant l'accident: kiné, rééducations, chirurgie réparatrice, pose de prothèse, soutien psychologique, médicaments visant à rétablir l'état normal (vitamines, reminalisants...)

 

Ce que l'on appelle parfois "prévention passive" (la P. primaire ?), porte ce nom à tord car on voie bien ci-dessus toutes les actions à mettre en place afin d'éviter les accidents, c'est sûrement le type de prévention où l'on déploie le plus d'efforts et d'actions diverses. On ne reste donc pas passif.

 

Spécialement à l’intention des éducateurs spécialisés et moniteurs -éducateurs

 

Prévention spécialisée (article sur Wikipédia)

En France, la prévention spécialisée est une action d'éducation spécialisée visant à permettre à des jeunes en voie de marginalisation de rompre avec l’isolement et de restaurer le lien social. Cette action est placée sous l'autorité des départements (conseil départemental) dans le cadre des politiques que ceux-ci développent pour venir en aide à l'enfance. Cette aide à l'enfance faite par les départements se nomme l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Contrairement à ce que l'on croit souvent elle ne lutte pas directement contre la délinquance juvénile mais y travaille de manière concomitante. La délinquance n'étant que l'une des voies possibles de marginalisation des jeunes.

Définition générale

La loi du 6 janvier 1986 a transféré aux Présidents de Conseils généraux les compétences de l’Aide Sociale à l’Enfance, dont la prévention spécialisée est l’une des missions. Celle-ci est précisée dans les articles L 121-2 et L 221-1 du code de l’action sociale et des familles qui stipule que le département a « une mission de prévention de la marginalisation et d’aide à l’insertion dans les lieux où se manifestent des risques d’inadaptation sociale.».

L’ordonnance du 1er décembre 2005 relative aux procédures d’admission à l’aide sociale et aux établissements et services sociaux et médico-sociaux qui assimile les structures de prévention spécialisée à des établissements sociaux et médico-sociaux relevant désormais de la loi du 2 janvier 2002, réformant l’action sociale.

La prévention spécialisée s’inscrit dans la politique de protection de l’enfance dont les orientations sont déclinées dans le schéma départemental de protection de l’enfance et plus largement dans les politiques sociales, urbaines, économiques et culturelles du Département. Dans le domaine de la protection de l’enfance, la prévention concerne aussi bien la prévention des inadaptations sociales que la prévention de la maltraitance mais aussi de la délinquance et des conduites à risques. Elle prend en compte les données de contexte départemental, local et national, afin de s’inscrire dans une logique de politique globale d’action sociale.

La prévention spécialisée et les éducateurs de ce secteur d'activité, bien que travaillant généralement pour des associations, exercent donc leur travail dans le cadre "d'une mission de service public". Concrètement, les éducateurs de prévention, généralement des éducateurs spécialisés -- on y trouve aussi des assistants de service social, des animateurs titulaires du diplôme d'État relatif aux fonctions d'animation, ainsi que, depuis quelques années, des moniteurs éducateurs --, vont à la rencontre des jeunes dans leurs lieux de rassemblement, principalement dans la rue. Ils sont, de ce fait, régulièrement appelés « Éducateurs de Rue ».

Ce type de politique d'aide à la jeunesse, avec ce type de personnel, est le dernier recours face à l’échec des autres démarches éducatives institutionnelles. Il vise à favoriser la reconstruction des liens sociaux, une meilleure intégration des jeunes en rupture, ainsi que la lutte contre l’exclusion sous toutes ses formes.

Elle se caractérise par :

·         L'absence de mandat individualisé. (Aujourd'hui il reste une posture, mais les professionnels de la Prévention Spécialisée sont tenus au "secret professionnel de mission", car ils interviennent dans le cadre d'une mission d'aide Sociale à L'Enfance ;

·         La libre adhésion ;

·         la garantie de l'anonymat.

Ce type de politique publique, d'aide à la jeunesse, est encadré par des lois. En particulier par la loi de décentralisation du 6 janvier 1986 et sont inscrites dans le Code de l’action sociale et des familles qui par exemple définit que la prévention est une prestation de l’Aide Sociale à l’Enfance.

 

Voir le tableau comparatif Prévention Adaptation Inclusion spécial Guyane

 

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Jean-Pierre PERRIN

 

Formateur ASH

 

Adresse de courrier électronique: jean-pierreperrin@orange.fr

 

Adresse de la page: http://pagesperso-orange.fr/ash-jpp/preventi.html

 

J'attends vos remarques, ajouts, et suggestions de présentation, merci d'avance.

 

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