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LE PARTENARIAT ET LE MILIEU SCOLAIRE

Actualisation 17 Mars 2004

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1. DES QUESTIONS SUR LE PARTENARIAT DANS LE SYSTEME EDUCATIF

2. LE POINT SUR LE PARTENARIAT

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DES QUESTIONS SUR LE PARTENARIAT DANS LE SYSTEME EDUCATIF

La famille

Si l’on considère l’enfant, la famille comme des partenaires cela ne suppose pas obligatoirement que l’on travaille réellement avec eux en partenariat.

Pensez vous que les parents et les élèves sont ou peuvent être de réels partenaires de l'école ?

La place des familles en tant que réels partenaires surtout quand celles-ci ont été rejetées de l'école, (parents non scolarisés, parents et enfants mis en échec scolaires ) est à penser.

Lui donne-t-on la possibilité d'être un réel partenaire ?

Comment peut-on l'aider pour que le projet éducatif partagé pour l'enfant et l'élève soit cohérent ?

 

L’élève

La place de l'élève n'est-elle pas à penser comme un partenaire ?

Quelles conditions sont à respecter si l'on veut réellement construire un partenariat de formation ?

 

Les équipes éducatives

Cette nouvelle méthode de travail qui, certes, facilite la dynamique d'intégration scolaire des enfants handicapés des élèves en grande difficulté scolaire, n'est pas sans poser des questions aux membres d'une équipe éducative. Par exemple :

-au niveau institutionnel :

Comment mobiliser plusieurs acteurs autour des difficultés d'un enfant ou d'un adolescent?

Comment rendre et garantir la cohérence des différentes actions menées en partenariat?

Comment susciter la cohésion des acteurs différents autour d'un processus de relation de service ?

Des actions de collaboration au sein d'un établissement scolaire relèvent-elles du partenariat ?

 

PARTENAIRE, PARTENARIAT

Quelles distinctions ?

 

Travailler en partenariat

Pourquoi, et pour quoi travailler ensemble? Comment ?

Comment un enseignant peut-il participer à une démarche de ce type ?

Une convention de partenariat devrait au moins contenir les réponses à ces questions tirées de la définition de J M Besse:

-quels sont les problèmes mis en commun ?

-quelles sont les raisons qui favorisent l'action concertée pour les deux partenaires ?

-y-a-t-il répartition clairement définie des tâches, des compétences, des responsabilités ?

-a -t-on programmé et planifié concrètement ces actions ?

-quels moyens de régulation quels critères d'évaluation se donne - t-on ?

 

Fonctionnement du partenariat

Quels sont les modèles de fonctionnement du partenariat qu'il est possible d'identifier ?

Comment peut-on en tant qu'enseignant s'impliquer dans une action partenariale ?

Comment les rôles peuvent-ils se distribuer ?

Dans quel cadre des collaborations peuvent-elles s'engager ?

 

La problématique identitaire dans le partenariat.

Le partenariat suppose l’existence d’identités distinctes et complémentaires.

Comment se partagent les prises de décisions ?

Qu’est-ce qui légitime la place que chacun occupe dans le partenariat ?

Chacun a-t-il le même poids ?

Qui bénéficie le plus de ce travail collectif ?

Quelles sont les frustrations, les ressentis d’inégalités ou d’injustice ?

Quelle marge de manoeuvre chacun possède-t-il pour prendre des décisions en vue de réaliser le projet commun ?

Est-ce que le mode de fonctionnement favorise le respect des prérogatives et des missions de chacun ?

Comment les partenaires règlent-ils leurs accords pour que la différence ne devienne pas source de conflits et de ruptures ?

Les différentes positions socioprofessionnelles ne sont-elles pas remises en cause dans le cadre du partenariat ?

L’existence même du partenariat n’est-elle pas une menace pour sa propre identité professionnelle ?

Quelles stratégies identitaires se jouent dans le travail en partenariat ?

Comment chacun peut-il à la fois s’engager dans le projet commun et sauvegarder son identité professionnelle ?

N’y a-t-il pas une tension inéluctable entre les identités collectives et les identités individuelles ?

Comment sont répartis les bénéfices narcissiques de l’action partenariale ?

Qui en tire le plus de bénéfice et pourquoi ?

Quels sont les effets du travail partenarial sur les équipes, les individus, l’institution ?

Quel plaisir retire chacun de cette forme de travail ?

 

L’évaluation

Qui évalue ?

Quels sont les critères d’évaluation, d’échec, de la réussite ?

Qui les définit ?

Quels sont éventuellement les mécanismes de régulation à mettre en oeuvre ?

 

Compétences

Quelles compétences sont nécessaires pour s'engager dans une démarche partenariale ?

 

Pour l'enseignant spécialisé:

Des compétences spécifiques au regard des options D-E-F-éducateurs

Pour vous aider à comparer dans le cadre du partenariat, ce qui fait la spécificité et la similarité des différents enseignants intervenant dans l’AIS, nous allons vous renvoyer aux référentiels de compétences du CAPSAIS où vous pourrez lister les compétences spécifiques relatives aux différentes options. Vous affinerez ce travail en vue de vous préparer à travailler en collaboration avec vos collègues selon les projets qui vous impliqueront dans des relations partenariales.

 

 

Le point sur le partenariat

 

PARTENAIRE, PARTENARIAT Quelles distinctions ?

En passant d'une notion (partenaire) à l'autre (partenariat), on passe d'une association entre personnes à une association entre des institutions, des associations, des systèmes ; la nature des enjeux prend ainsi une dimension plus sociale plus politique, dans le sens où elle concerne moins des intérêts personnels que collectifs (recherche de partenariats pour réduire le chômage, les phénomènes de violence, résorber la désertification des zones rurales, protéger la nature, l'environnement.). A ce niveau d’implication, pour qu'il y ait partenariat il est nécessaire de passer dans le cadre d'une contractualisation des actions communes envisagées.

Alors que le mot partenaire suppose que l’on définisse le contexte dans lequel on vit cette collaboration (partenaire de danse, de jeux, de l’intégration), la notion de partenariat s’accompagne aussitôt d’une présentation des différents acteurs de cette collaboration (partenariat école-entreprise, école-justice, par exemple). De fait, on déclinera alors de suite les conditions et les enjeux de cette collaboration, alors que la notion de partenaire invite à expliciter les modalités de cette collaboration.

Des définitions s'appuient sur la dimension de contractualisation: la mise en commun de moyens passe par une convention, un contrat: le partenariat se définit alors comme:“ une relation contractuelle entre deux ou plusieurs personnes physiques ou morales concourant à réaliser un projet par la mise en commun de moyens matériels, intellectuels, humains ou financiers. Elle peut être comprise comme une relation institutionnelle entre au moins deux représentants d'organisations sociales différentes qui travaillent sur le même objet, ont un objectif identique et pour l'atteindre, élaborent une ingénierie de formation complexe”

-Soit cette collaboration favorise plus une dimension co-opérative, co-opératrice qui aide à venir à bout de problèmes, de difficultés par une : “ mise en commun de ressources entre des institutions ou des personnes qui reconnaissent la nécessité de faire appel aux ressources des autres pour aborder les problèmes identifiés nécessitant une réponse collective ”

Le partenariat peut se définir comme une démarche stratégique visant à se donner à plusieurs les moyens de réussir une action, de mener à bien un projet, d’atteindre un objectif, un but. Ceci n'est possible que par la mise en commun des compétences des partenaires, plutôt que par la compétition, l'adversité.

-Soit cette mise en commun insiste plus sur un aspect de coalition :

“ Il y a partenariat lorsque plusieurs institutions concluent un accord explicite pour se présenter ensemble solidaires, face à un ou des tiers. Le partenariat est un acte stratégique, il repose sur le principe : “ l'union fait la force ”Le partenariat consiste à créer un espace d'interaction contextualisé qui favorise l’organisation d’une action commune en relation directe avec une tâche précise :

“ La fonction essentielle de cet inter-système qu'est le partenariat semble être l'intégration d'une organisation dans son environnement, permettant ainsi une localisation et une contextualisation de l'action. Le partenariat est une réponse locale à un problème local ” MERINI C ”

“ Le minimum de définition du partenariat comprend l'engagement dans une action commune négociée ” BAUTIER E. GONNIN-BOLO A., ZAY“ On ne peut parler de partenariat que s’il y a rencontre de deux projets. Il est indispensable que les deux partenaires "trouvent leur compte" dans un travail en commun.

Ceci suppose une négociation où chacun puisse dire ce qu'il veut obtenir ” GLASSMAN D. ”

Parler en terme de réalisation de projets implique que les acteurs puissent gérer la situation, prendre des décisions pour mener à bien ce projet partagé : “ les termes associés au partenariat seront d'ordre dialectique et constructif : constat ou négociations entre des parties ayant pouvoir de contracter, avec un interlocuteur reconnu qu'on peut identifier, qui a un statut ”. ZAY D

La démarche de partenariat étant conjointe à celle de projet, il est alors nécessaire de construire un système d'évaluation commun des pratiques, des résultats. Les modalités d’évaluation internes à chacun des systèmes engagés dans le partenariat n'ont de pertinence que si elles sont en adéquation avec des formes externes d'évaluation scolaire pour qu’il y ait possibilité d’analyser les effets de l’action de manière objective pour chacun des partenaires engagés.

“ Le partenariat en formation peut se concevoir comme étant le minimum d'action commune négociée et visible, par conséquent objectivable et analysable dans l'action de formation ”. MERINI C

Toutes ces définitions insistent à différents niveaux sur l’importance de la phase de préparation du processus de partenariat, phase de préparation qui implique que les futurs partenaires puissent clairement énoncer leur identité, leurs champs de compétences ; et partant de là, qu’ils définissent leur champ d’intervention propre à chacun, mais aussi les moyens d’évaluer ces actions à partir du projet partenarial sensé les réunir. Un partenariat ne se constitue pas sans un sérieux travail en amont autour de points essentiels qui sont présentés dans cette définition que propose J. M. Besse, et qui peut être ici un outil qui nous permet de vérifier si, sur le terrain, l’on se situe réellement dans une interaction de type partenariale ou non : “ Le partenariat entre institutions suppose le constat de problèmes communs, le diagnostic de l'intérêt d'une action concertée, la définition d'objets cadrés dans le temps, la répartition claire des zones d'intervention et de responsabilités de chacun, des modalités de régulation de l'action en cours, le souci d'établir des procédures d'évaluation de l'action des critères acceptés par chacun des partenaires ” BESSE J. M

 

La famille

Avec l’idée que l’enfant est au centre du système, il nous arrive de le considérer comme le partenaire incontournable, et de ce fait de considérer en parallèle l’enseignant comme le partenaire incontournable de l’élève ; il est normal aussi de considérer les parents comme des partenaires. On peut cependant se demander si l’on construit réellement avec eux une démarche de partenariat.

Une place privilégiée est faite à la famille, aux parents puisqu'ils sont à associer à toute action concernant leur enfant au nom du simple bon sens selon lequel leur adhésion à un projet concernant leur enfant, leur adolescent est inévitable, si ce n'est par respect des droits qui sont les leurs et par ailleurs définis. C’est ainsi que l’enseignant devra savoir informer :

“ Les familles, avec un souci d'objectivité, dans le respect de chacun". (3-1-3)"

" Les parents des évaluations effectuées, des changements d'orientation envisagés (3-1-7).

Il ne suffit pas simplement d'échanger des informations mais de travailler en complémentarité autour d'un objectif commun. Il est nécessaire donc que l'équipe construise :

-"un langage et des outils de réflexion communs "qu'elle partagera avec d'autres professionnels" (3-2-1) celui ci avait pour objectif de promouvoir la collaboration entre praticiens et chercheurs, notamment dans le cadre du partenariat famille-intervenants et de la formation aux partenariats chercheurs-praticiens-familles.

Ainsi l'enseignant, l'éducateur doit savoir : (référentiel de compétences CAPSAIS)

"Favoriser l'établissement de relations de confiance et de collaboration " (3-1-1) ;

"Entendre et accueillir le point de vue et la parole des parents". (3-1-4 ;

"Être un médiateur entre la famille et l'institution" (3-1-8) ;

"Informer les familles avec un souci d'objectivité, dans le respect de chacun" ( 3-1-3).

 

L’élève

Force est de constater que les capacités requises chez l'enseignant dans le cadre d'un partenariat sont celles qu'il doit aussi favoriser chez ses élèves (Cf. les référentiels).

Savoir réussir un partenariat qui respecte autrui qui permet de comprendre que la coopération est utile et enrichissante pour soi-même, que la négociation bien faite est un atout contre la violence, n'est ce pas aussi une manière de travailler, d'exercer la citoyenneté au sein de l'établissement. ?

La pédagogie de projet, de contrat, institutionnelle est un moyen excellent d'aider l'élève à entrer dans une dynamique de relation partenariale. Celle-ci ne peut que favoriser l'articulation entre apprentissages théoriques et pratiques. Ne permet-on pas ainsi une meilleure prise de conscience des enjeux de l'action humaine ?

-les Nouvelles Technologies de l'Information peuvent permettre aux enfants, adolescents, adultes de se trouver des partenaires de plus en plus nombreux, il est peut être urgent d'aider les élèves à réfléchir à cette interaction et à ses enjeux.

-la place de l'élève n'est-elle pas à penser comme un partenaire ?

Quelles conditions sont à respecter si l'on veut réellement construire un partenariat de formation ?

-la place des familles en tant que réels partenaires surtout quand celles-ci ont été rejetées de l'école, (parents non scolarisés, parents et enfants mis en échec scolaires ) est à penser.

Lui donne-t-on la possibilité d'être un réel partenaire ? Comment peut-on l'aider pour que le projet éducatif partagé pour l'enfant et l'élève soit cohérent ?

 

Les équipes éducatives

Il convient de noter ici qu'en France, en matière d'éducation les termes "partenaires" et "partenariat" sont généralement réservés à des actions avec des personnes ou des institutions hors éducation nationale. Dès lors la question qui se pose est celle ci : des actions de collaboration au sein d'un établissement scolaire relèvent-elles du partenariat ? Par exemple, l'engagement d'un conseiller d'orientation psychologue dans une action, avec un enseignant ou un groupe d'enseignants d'éducation à l'orientation correspond-il à une forme de partenariat ? La tradition française permet de répondre par la négative, ce qui peut ne pas être le cas ailleurs. Les éléments de définition du partenariat qui ont été avancés jusque-là se trouvent en légère contradiction avec cette réponse.

 

Fonctionnement du partenariat

 

  

J M Lesain- Delabarre : “ Partage, convergence et démocratie : difficultés du partenariat ” p 139-151 in L'intelligence en débat La Nouvelle Revue de l'AIS n° 6 juin 1999

Document réalisé en grande partie, grâce à des documents de A. BRUN / J.-M.LAURENT / J. LIEGEOIS / S. TEXIER  

Formateurs AIS CNEFEI de Suresnes ( Le CNEFEI s'appelle maintenant INSHEA )

 

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Jean-Pierre PERRIN

Formateur ASH

 

Adresse de courrier électronique: jean-pierreperrin@orange.fr

 

Adresse de la page: http://pagesperso-orange.fr/ash-jpp/partenar.html

 

J'attends vos remarques, ajouts, et suggestions de présentation, merci d'avance.

 

siteais.gifnouveau.gifSite réactualisé le: 04 septembre 2015

 

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