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 GLOSSAIRES DES ENSEIGNANTS SPECIALISES glossaire

Actualisation 12 février 2012

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1 GLOSSAIRE

 

2 LUMIERE SUR DES MOTS OBSCURS Mots utilisés dans les questions et consignes CAPSASH, CAPA-SH

 

3 MOTS DU CHAMP COGNITIF

 

4 COGNITIF : Définitions

 

5 APPRENDRE : Définitions

 

6 MOTS CLES EN RELATION AVEC LES CONCEPTS DE BASE DE L’ASH

 

7 DEFINITIONS DE QUELQUES MOTS EXPERTS DE L’ASH

 

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GLOSSAIRE

 

Adaptabilité: Principe selon lequel on fait l'hypothèse que quelque soit son handicap, ou son niveau d'acquisition scolaire, un individu est susceptible d'engager un processus d'adaptation, à son rythme, avec ou sans aide d'un tiers.

Adaptation: (Brigitte Bayet) Notion d'origine biologique, dans cette perspective, elle consiste en l'appropriation d'un organisme aux conditions internes et externes de l'existence, lui permettant de subsister et de se reproduire. La notion d'adaptation ne peut se concevoir sans la notion de milieu. Les définitions qui se profilent accordent notamment une place importante à l'insertion d'un sujet dans un milieu, aux processus d'adaptabilité qu'il peut mettre en oeuvre pour répondre aux exigences de normativité d'un contexte particulier.

L'adaptation constitue un processus dynamique et dialectique et non un état définitif, dans le sens où une recherche d'équilibre, d'ajustement entre l'organisme et le milieu s'effectue en continu. Se transformer, accepter de devenir autre sans toutefois y perdre totalement son identité, évoluer sans se perdre par mimétisme, impliquent que le vivant n'est pas soumis à l'action du milieu mais que s'établit "un débat" . L'adaptation est une notion relative.
Aide: C'est un apport oral, écrit, documentaire ou matériel que l'on apporte à l'élève afin qu'il réussisse une tâche lui permettant de progresser, et adaptée à ses possibilités.
Apprendre: Modifier son comportement.
Apprentissage: Différence entre comportement initial et comportement terminal.
Si l'on veut pouvoir mesurer un apprentissage, il est souhaitable que ces comportements soient observables
Approche systémique: Technique qui permet d'augmenter l'efficacité de l'action, en tenant compte tant des éléments d'un système que des relations entre ces éléments.

Appropriation: S'approprier constitue un processus actif dans le but de transformer pour le faire sien, un savoir seulement proposé lors de sa transmission.

Assimilation: L’individu intègre un objet ou une situation nouvelle à sa structure mentale

Auto-évaluation: Evaluation par soi-même de ses propres productions.
A la différence de l'auto-correction qui est un exercice de comparaison de la production par rapport à un corrigé type, l'auto-évaluation devrait permettre à l'élève de s'interroger et de comprendre sa démarche, ses erreurs, ses réussites.
Autonomie: Possibilité de se déterminer selon des règles librement choisies. En milieu scolaire, on permet à l'élève de se construire des règles, de choisir ses stratégies, pour accomplir une tâche définie.
Behaviorisme: Doctrine de Watson, selon laquelle l'objet de la psychologie est exclusivement limitée aux données observables du comportement extérieur, moteur, verbal, glandulaire, avec élimination totale de la conscience, sans aucun appel à l'introspection, ni aux processus physiologiques externes.
Capacité: Désigne l'axe de développement selon lequel doit progresser l'élève. Elle n'est ni observable, ni évaluable et définit une intention transdisciplinaire. Elle est un potentiel présent en tout individu, qu'il doit pouvoir mobiliser pour peu qu'il sache que, pour telle activité, elle est en jeu.
Certification: Accord entre l'Etat et l'institution scolaire lui permettant de certifier que tel individu a bien acquis le niveau de compétence garanti par le diplôme qu'il a passé.
Cognitivisme: Du latin cognitio: apprendre à connaître. Les cognitivistes s'opposent aux behavioristes dans leur façon d'expliquer le comportement humain. Les cognitivistes pensent que l'individu agit en fonction de besoins, et se fixe des buts qu'il essaie d'atteindre. Toute leur explication du comportement humain est basée sur ce que l'on appelle les variables internes: motivation, désir, besoins, représentations... alors que les behavioristes s'interdisent d'utiliser ces variables pour expliquer le comportement.
Compétence: C'est un ensemble coordonné de savoirs, savoir-faire, savoir-être, qui permettent d'exercer efficacement un rôle, une fonction, une activité. Elle a une valeur sociale, et peut donc de ce fait, être évaluée. Elle met en jeu plusieurs capacités, et s' apprécie au travers de performances répétées concourant à son exercice.
Comportement: Action d'un sujet qui agit sur le monde.

Educabilité: Principe selon lequel on fait l'hypothèse que quelque soit son handicap, ou son niveau d'acquisition scolaire, un individu est susceptible de progresser, à son rythme, avec une aide pédagogique.

Effet Pygmalion: Pygmalion, sculpteur grec de l'antiquité, a créé, d'après la légende, une statue de femme d'une telle beauté qu'il en est tombé amoureux. Ayant demandé aux dieux de donner vie à cette statue, la déesse Aphrodite l'a exaucé.

En pédagogie, effectuer des hypothèses sur le devenir scolaire d'un élève et les voir effectivement se réaliser, a pris le nom d'effet Pygmalion.

Le problème est d'importance, car si les enfants des milieux défavorisés réussissent moins bien à l'école que les enfants des milieux favorisés, (voir Bernstein, Échec scolaire, Sociologie de l'éducation), la cause pourrait ne pas être uniquement celle que l'on croit.

- Rosenthal a découvert l'effet Pygmalion en réalisant l'expérience suivante :

-Après avoir constitué deux échantillons de rats totalement au hasard, il informe un groupe de six étudiants que le groupe n° 1, comprend 6 rats, sélectionnés d'une manière extrêmement sévère. On doit donc s'attendre à des résultats exceptionnels de la part de ces animaux.

- Il signale ensuite à six autres étudiants que le groupe des 6 rats n° 2 n'a rien d'exceptionnel et que, pour des causes génétiques, il est fort probable que ces rats auront du mal à trouver leur chemin dans le labyrinthe. Les résultats confirment très largement les prédictions fantaisistes effectuées par Rosenthal : certains rats du groupe n° 2 ne quittent même pas la ligne de départ.

Après analyse, il s'avère que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents, leur ont manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l'amitié ; inversement, les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient stupides, ne les ont pas entourés d'autant d'affection.

• L'expérience est ensuite tentée avec des enfants, à Oak School, aux U.S.A., par Rosenthal et Jacobson, mais en jouant uniquement sur les attentes favorables des maîtres.

Les chercheurs, sous prétexte d'éprouver une nouvelle technique de test permettant de prédire la réussite scolaire des élèves, demandent aux enseignants de bien vouloir faire passer ledit test à tous les élèves de leur classe ; au cours d'une conversation ultérieure à bâtons rompus, et tout à fait incidemment, ils donnent à l'enseignant les noms des cinq élèves de la classe susceptibles de réaliser les progrès les plus impressionnants.

Chose extraordinaire, ces prévisions fantaisistes se réalisent pleinement !

Cette expérience a été tentée de nouveau par d'autres chercheurs dans d'autres institutions, mais les résultats obtenus sont loin d'être aussi nets que dans l'expérience princeps de Rosenthal et Jacobson.

Cette réserve majeure ayant été formulée, il demeure certain que les attentes du maître vis-à-vis de la réussite de l'élève se traduisent par des comportements subtils dont l'influence sur les résultats des enfants est loin d'être négligeable.

Sur le sujet lire : Rosenthal, Jacobson, Pygmalion à l'école, Casterman, 1971
Enseigner: Organiser des situations d'apprentissage.
Evaluation Formative: S'oppose à l'évaluation normative, elle a pour buts:
D'informer l'élève et l'enseignant du niveau d'atteinte de l'objectif, et de diagnostiquer la cause exacte des difficultés rencontrées par l'élève.
De proposer une remédiation lui permettant d'atteindre le seuil de maîtrise prévu.
D'identifier les procédures personnelles de traitement de l'information utilisés par l'élève afin de les modifier si elles s'avèrent peu performantes.
Ce type d'évaluation ne doit jamais donner lieu à l'attribution d'une note prise en compte dans une moyenne, où à quelque sanction que ce soit.
Evaluation normative: Le résultat individuel est comparée aux résultats obtenus par le groupe.

Evaluation sommative: Sanctionne de manière positive ou négative, une activité d'apprentissage, afin de comptabiliser ce résultat en vue d'un classement, d'une sélection, ou d'une certification.
Evaluer:
Examiner le degré d'adéquation entre un ensemble d'informations et un ensemble de critères adaptés à l'objectif fixé, afin de prendre une décision, ou de déterminer un niveau d'acquisition.
Handicap: (Christine Magnin De Cagny) La classification des handicaps du médecin anglais Philip Wood a beaucoup contribué à combler le fossé entre maladie et handicap en accentuant l’aspect social du handicap, aspect à partir duquel les aides institutionnelles peuvent se mettre en oeuvre en relation avec les soins relevant du secteur sanitaire. La classification de Wood a été adoptée par l’OMS en 1980 ; elle a inspiré la nomenclature des déficiences, incapacités et désavantages de l’arrêté du 9 janvier 1989 de l’Education Nationale.C’est à partir de la loi de 1975 qu’est adopté le terme de handicap qui s’ajoute à celui d’inadaptation (toujours en vigueur, ce terme plus large englobe celui de handicap). Il est emprunté au vocabulaire hippique dans lequel il désigne un moyen d’égaliser les chances des concurrents au départ d’une course. Cette loi a soulevé de virulentes réactions de la part des psychiatres pour qui elle représentait une régression par rapport au mouvement de sectorisation avec deux arguments principaux :
* le handicap est une notion “ fixiste ”, qui s’attache de manière stigmatisante au sujet qui le porte. Par opposition avec la maladie qui est essentiellement évolutive, processuelle, car elle comporte un début, un déroulement et une fin, le handicap revêt une connotation de permanence qui risque de paralyser les potentialités des familles à lutter contre lui, connotation renforcée par le “ taux d’invalidité ” calculé par barême et concrétisé dans la “ carte d’invalidité ”. Il lui est reproché de fonctionner comme une “ étiquette ” particulièrement lourde dans le cas du handicap mental et susceptible de paralyser le travail psychodynamique entrepris avec le sujet et sa famille ;
* la seconde crainte est de voir se reconstituer, à travers les établissements médico-éducatifs vers lesquels seront orientés les enfants handicapés mentaux, des filières fermées au moment même où le mouvement de sectorisation infanto-juvénile (1972), dénonçant les conséquences de l’enfermement, propose des modalités pour concilier les soins spécialisés dont a besoin l’enfant souffrant de troubles psychiques et les effets bénéfiques, thérapeutiques, du maintien dans le milieu ordinaire
Intégration: (Christine Magnin De Cagny) La notion d’intégration est ainsi indissociable de celle de handicap. Dans une première définition intégrer signifie accueillir ou maintenir dans le milieu scolaire ordinaire un enfant handicapé; c’est aussi faire passer l’enfant handicapé d’une structure plus spécialisée à une structure qui l’est moins. Intégrer ne signifie cependant pas seulement accueillir ou maintenir dans le milieu ordinaire un élève handicapé. Nous parvenons à une définition plus complète et plus exigeante dans laquelle la démarche intégrative consiste à construire autour de l’enfant handicapé et avec lui un projet qui harmonise en partenariat les différentes compétences pluri-disciplinaires dont il a besoin.
Méthode: Ensemble d'étapes ordonnées et codifiées en vue d'atteindre un objectif déterminé dans des conditions données.

Modificabilité: Principe selon lequel on fait l'hypothèse que quelque soit son handicap, ou son niveau d'acquisition scolaire, un individu est susceptible de modifier, à son rythme, son milieu, ses stratégies d'acquisition, selon des besoins ressentis, avec ou sans aide d'un  tiers .
Objectif opérationnel: Il décrit l'intention pédagogique dans ce que sa réalisation aura d'évaluable. Il fixe les conditions dans lesquelles la performance qui lui est liée s' accomplira, les ressources qui seront à disposition de l'élève et les critères en deçà desquels la performance ne pourra être reconnue.
Outil: Objet réalisé et utilisé comme moyen d'action. Les outils scolaires les plus efficaces sont ceux réalisés par et avec les élèves lors d'un besoin précis, et qui pourront servir dans d'autres situations.
Pédagogie: Facilitation des apprentissages.
Pédagogie du contrat: Dispositif d'individualisation de la formation permettant à un enseignant de négocier avec un élève un travail personnel correspondant à un objectif déterminé ensemble. L'élève peut ainsi, en choisissant lui-même la nature et la difficulté de la tâche qu'il aura à accomplir, (dans un champ de possibles correspondant à la formation dans laquelle il est engagé et/ ou déterminé par l'enseignant) s'engager par contrat écrit et signé par les deux parties, et promettre qu'en un temps donné, il aura, sinon acquis de nouvelles compétences, du moins résolu un problème particulier, avec les aides indiquéees.
Pédagogie différenciée: Issue de la Pédagogie de la maîtrise, à qui elle emprunte son organisation et dont elle utilise toutes les techniques. Les adeptes de la pédagogie différenciée savent que chaque élève apprend à sa manière, et que chacun a des difficultés spécifiques, il leur paraît donc indispensable de tenter de connaître les difficultés individuelles rencontrées par chaque élève afin de différencier le traitement pédagogique qui sera appliqué à chacun. La pédagogie différenciée dans une classe fait travailler tous les élèves sur un objectif commun, un projet collectif, voire une même compétence. Ce sont les aides, ressources, supports, critères de réussite qui seront différenciés, c'est en cela qu'elle se distingue de la pédagogie individualisée, qui propose un programme d'apprentissage défini pour un individu sans tenir compte des interrelations d'apprentissage au sein du groupe-classe.
Pédagogie du projet: Terme générique désignant au sein d'une classe ou d'un établissement scolaire, une logique d'organisation des activités des élèves et des enseignants, justifiée et structurée par des réalisations concrètes choisies par les élèves et impliquant pour ceux-ci des tâches, des moyens, des engagements sur les objectifs, les échéances, les résultats. Compléte avec cohérence la Pédagogie différenciée.
Pédagogie de la maîtrise: Ensemble de choix organisationnels et de pratiques pédagogiques destinées à assurer la maîtrise des apprentissages scolaires pour la quasi-totalité des élèves, au prix d'une différenciation des rythmes et des parcours individuels sur des objectifs clarifiés et des seuil de réussite définis.
Performance: Elle est ce qui signe l'atteinte de l'objectif opérationnel. Elle s'observe et se contrôle.
Prévention: (Brigitte Bayet) C'est une notion issue du secteur médical, social et médico-social. Ces secteurs ont les premiers utilisé ce modèle d'analyse et d'intervention. " Ensemble des actions qui tendent à promouvoir la santé individuelle et collective :
 -assurer l'intégrité physique et mentale et développer les capacités vitales de chaque personne (créativité, désir, plaisir, rapport actif à l'environnement) ;
 -réduire les menaces que font peser sur les personnes et les groupes, leurs environnements physique, psychologique et social." (Définition de GREMY ET MANCIAUX).
" D'une manière générale, prévenir suppose quoi ? Schématiquement deux choses : d'abord une bonne connaissance des facteurs qui déterminent ce qu'on veut éviter, ce qui ouvre la possibilité de prévoir ; ensuite la capacité d'agir efficacement sur ces facteurs, donc de prévenir". La prévention est une notion relative.
 Différents sens du terme "prévention" sont possibles :Quand prévenir est synonyme de dépister ou agir avant, dépistage éventuellement systématique de difficultés graves dans l'objectif d'un rééquilibrage, une compensation des ressources d'un sujet ou d'un groupe (ressources alimentaires, culturelles, cognitives ...) afin que tous les membres d'une société aient des chances égales de réussite, plusieurs modes d'intervention sont envisageables :
 • soit une forme d'aide personnalisée adaptée spécifiquement au cas d'un individu. Il est alors posé comme postulat qu'il est préférable d'agir avant que des difficultés plus grandes et peut-être irréversibles n'apparaissent quand il s'agit d'aider et éviter qu'une personne (adulte ou enfant) ne souffre psychologiquement, matériellement, intellectuellement, des conséquences de ses difficultés qui peuvent être liées à un handicap sensoriel, moteur, mental ou d'origine sociale, psychologique, économique, culturelle... ;
 • soit une forme collective de prévention (exemple d'une politique de prophylaxie pour résoudre des risques d'épidémie ou autres problèmes ...) dans l'objectif d'un "mieux-être" de la société tant du point de vue des individus qui la composent que dans un objectif économique : il est souvent moins coûteux de prévenir des situations que d'y remédier.
Rattrapage: Cours ou actions spécifiques, destinées à des élèves en difficulté ou qui n'ont pas le niveau de compétence requis, devant permettre de leur faire acquérir le niveau "normal".
Récompense: Les récompenses ont un effet positif à court terme mais nuisent à la longue à la motivation. Certains chercheurs ont montré que récompenser des élèves pour une activité qu'ils jugent d'emblée intéressante entraîne chez certains une baisse de motivation, car cela casse la pointe de challenge et de défi qui leur semblait stimulante à la présentation de l'activité, nuit à l'expérimentation et au tâtonnement et les empêchent de prendre des risques dans leur apprentissage.
L'encouragement et la reconnaissance du travail accompli demeurent les stratégies les plus efficaces pour motiver les élèves à se lancer dans les activités pédagogiques proposées par l'enseignant.
Référentiel: Liste officielle des compétences, situations, performances... que doit posséder un élève à l'issue de la formation dans laquelle il est engagé.
Remédiation: Intervention et exercices complémentaires prévus et employés pour corriger une erreur ou des difficultés, afin de parvenir aux apprentissages initialement prévus. Elle met en jeu des situations différentes et s' appuie sur d'autres méthodes et supports, que ceux déjà utilisés sans succès.

Renforcement: Un individu tend à se créer des structures de motivation et de renforcement personnelles. Pour qu'il apprenne à définir ses propres objectifs, à bâtir des stratégies pour les atteindre, à être satisfait lorsqu'il les a atteint et à ne pas renoncer en cas d'échec, il faut impérativement qu'il fasse de multiples expériences de succès soutenues par des motivations extrinsèques et des renforcements externes (félicitations, valorisations, relations d'empathie enseignants-élèves, soutien et aide en cas de difficultés bloquantes...), c’est ce qu’on appelle le renforcement positif, à l'inverse le renforcement négatif se produit lorsque l'élève est dans une spirale d'échecs à cause des notes déplorables qui lui sont assénées.

Pédagogie de la réussite et motivation vont ensemble, le succès appelle le succès, l'échec entraîne l'échec. Tout cela participe à la restauration de l'estime de soi chez ces enfants que l'école a souvent dévalorisé.
Ressource: Elément mis à disposition permettant d'accomplir une tâche.
Soutien: Toute forme d'aide ou d'appui à la construction de connaissances, complétant les activités d'enseignement normalement prévues.
Stratégie: Organisation des méthodes, techniques, et moyens mis en oeuvre pour atteindre un objectif.
Système: Ensemble d'éléments interdépendants, organisés en fonction d'un but.

 

 

LUMIERE SUR DES MOTS OBSCURS

 

Mots utilisés dans les questions et consignes CAPA-SH

 

ANCRAGE : Le point d’ancrage désigne métaphoriquement le lieu où de nouvelles informations vont pouvoir se greffer à  la structure cognitive déjà présente de l’apprenant, et la modifier, si l’apprentissage se réalise. Voir APPUI

APPUI : Points d’appui, c’est l’ensemble des éléments susceptibles d’aider efficacement le formateur dans son action pédagogique, ces éléments réels ou symboliques appartiennent à des registres très divers, objectifs, instruments, théories, méthodes, concepts. Ce sont des relais médiateurs. Ces éléments sont présents chez le formateur, chez l’apprenant ou dans l’environnement.

APTITUDE : Temps nécessaire à un individu pour maîtriser un apprentissage déterminé.

APPROCHE : Technique qui permet d’aborder un problème selon une stratégie particulière, relevant d’un choix personnel, ou se réclamant d’un courant de pensée particulier.

ATTENTE : Prévision, espoir, crainte, (formulée plus ou moins consciemment), qu’un individu ou une situation évolueront dans une certaine direction. Les attentes sont construites à partir de l’idée que l’on se fait du monde présent et tel qu’on l’imagine après la situation mise en place.

ATTITUDE : Etat interne à l’individu, résultant de la combinaison de perceptions, de concepts, d’émotions, d’actions passées et de l’analyse de leurs résultats. C’est un état mental de préparation à l’action, ou une réponse choisie face aux actions et aux situations.

ATTRIBUTS : Eléménts qui permettent de construire une définition, on parle aussi d’attributs du concept. Ce sont des qualités, des propriétés, qui permettent de donner une étiquette.

BESOIN : Impression ou état de manque, déséquilibre ressenti par un organisme, cette sensation « désagréable » déclenche généralement un comportement compensateur visant à rétablir l’équilibre. Le formateur va mettre tout en œuvre pour stimuler ce comportement compensateur.

BUT : Point identifié qu’un individu se propose d’atteindre par l’intermédiaire d’une action.

Pour le formateur c’est la description d’une intention de formation plus précise qu’une finalité et plus large qu’un objectif.

CADRE : Pour le cadre de représentation de connaissances, il s’agit de représentations de connaissances sur le monde qui nous permet de réaliser des actes cognitifs fondamentaux, percevoir, agir, comprendre…

Il y a aussi le cadre stéréotypé, (restaurant, anniversaire, école, projet, formation) qui correspond à une situation stéréotypée dont les évènements sont toujours organisés de façon régulière et reconnue

CAPACITE : Possibilité de réussite dans l’exécution d’une tâche.

En tant qu’objectif éducatif, la capacité a une visée de formation générale, commune à plusieurs situations, plus large que la compétence.

COMPETENCE : Ensemble des comportements potentiels (affectifs, cognitifs et psychomoteurs) qui permettent d’exercer efficacement une activité spécifique, considérée généralement comme complexe.

C’est un des éléments d’un référentiel de formation, que le formé se doit d’acquérir.

CONCEPT : Idée générale et abstraite attribuée à une catégorie d’objets ayant des caractéristiques communes et permettant d’organiser les connaissances. La principale théoricienne est Britt-Mari Barth.

CONDITION : Circonstance dont dépend une situation pour qu’elle puisse être mise en oeuvre. Voir CONTEXTE, MODALITE

CONTEXTE : Champ de l’action dans lequel l’influence de variables internes ou externes interviennent directement dans les processus de récupération de l’information.

On retrouvera cette racine dans les notions de contextualisation, décontextualisation et recontextualisation, introduites dans le champ de la pédagogie par certains chercheurs en éducation pour tenter de caractériser une démarche efficace d’enseignement : il s’agit pour le formateur de provoquer un apprentissage dans une situation précise, avec des exemples précis, puis d’élargir à de nouveaux exemples jusqu’à constater un réel apprentissage. Puis d’autres situations de plus en plus éloignées pour permettre la transférabilité des acquis.

CRITERE : Elément d’un système d’évaluation qui permet de décider si une qualité quelconque est présente ou non dans l’ensemble évalué. Un critère est constitué d’un faisceau d’indicateurs.

DEMARCHE : Manière de conduire une action, de progresser vers un but.

La démarche déductive va du général au particulier, au contraire la démarche inductive va du particulier au général.

Pour la démarche dialectique, le formateur met en place dans sa classe, à un moment x, un dispositif de petits groupes, pour favoriser, par exemple, l’émergence d’un concept par le biais du conflit sociocognitif.

A l’école on a tendance à assimiler démarche pédagogique à méthode pédagogique.

On parle encore de démarche scientifique ou expérimentale, mettant les élèves dans la recherche-action.

On parle de façon tout à fait rétrograde de démarche : traditionnelle, dirigiste, frontale… ou active...

DISPOSITIF : Ensemble de ressources, de matériels, de personnels, d’objectifs mis en place pour servir un projet, à plus ou moins terme, le dispositif reste souple pour évoluer selon les besoins.

DOMAINE : Partie de classification de l’ensemble des éléments d’un système.

Par exemple Bloom a proposé pour ses questions d’examens, trois domaines : cognitif, affectif, et psychomoteur. Mais, n’oublions pas que toute activité humaine englobe ces trois domaines.

ENJEUX : Les retombées possibles, les justifications implicites d’une action, d’un système.

Les finalités, l’éthique, le projet personnel, les options politiques sont à prendre en compte, dans cette notion qui s’alimente souvent d’implicite. Lorsque, pour une même situation les enjeux sont mis en lumière, il y en a toujours d’autres qui restent dans l’obscurité.

ETHIQUE : Dans la relation éducative, l’engagement de tout éducateur face à l’apprenant fait référence implicitement ou explicitement à un ensemble de valeurs et de croyance.

La référence à des normes externes, acceptées par le groupe relève de la morale, alors que la référence à des normes internes, propres et personnalisées au groupe, relève de l’éthique.

FINALITE : Affirmation de principes au travers de laquelle une société (ou un groupe social) identifie et véhicule ses valeurs. Elle fournit des lignes directrices à un système éducatif et des manières de dire au discours sur l’éducation. Par exemple : former un citoyen autonome et responsable.

FONCTION : Dans le cadre du travail, la fonction est fortement liée au poste de travail et au métier.

Dans un métier, il y a en général plusieurs fonctions, pour l’enseignant il y a au moins trois grandes fonctions : conception, animation et évaluation.

FONCTIONNEMENT : La façon dont on met en œuvre les fonctions qui nous sont attribuées.

Le fonctionnement d’une classe, en cohérence avec celui de l’école et de son environnement, s’appuie sur les élèves reçus, les démarches, le but visé et le contexte de l’action.

FORME : Aspect observable d’une action, d’une situation, d’une démarche…

C’est la perception que l’on peut s’en faire à travers ses connaissances et ses propres représentations.

INDICATEUR : Elément observable d’un système d’évaluation qui sous forme d’information pertinente permet d’élaborer un critère permettant de décider si une qualité spécifiée est présente ou non dans l’ensemble évalué.

INDICE : Elément prélevé dans un ensemble de données et soumis à l’interprétation de l’observateur. Dans ce processus d’évaluation c’est le statut que lui accorde l’observateur, sa prise en compte, et sa catégorisation qui fera de cet élément un indicateur ou non.

INTERACTION : Au plan social, ce sont les processus d’échange, d’influence ou de conflit, qui s’établit entre des individus dans un contexte donné. Les relations, les non relations jouent aussi.

INTERFERENCE : Influence positive ou négative d’un élément sur un autre.

Ce qui peut freiner, faire obstacle, ou détourner de son objectif une action.

METHODE : Organisation codifiée de techniques et de moyens mis en œuvre pour atteindre un objectif. Une méthode est une stratégie qui a réussi, dans un certain contexte, et que tous les spécialistes connaissent sous un nom reconnu d’eux. Une méthode est une stratégie collective, venant d’un autre, que l’on se doit de suivre exactement.

MODELE : Représentation formelle d’un ensemble de phénomènes que l’on tente de cerner. Tant que son utilisation amène à des prédictions exactes, à des applications efficaces, le modèle garde son utilité.

MODELISATION : Utiliser un modèle et le faire reproduire.

MISSION : Ensemble de tâches, souvent formulées sous forme de compétences attendues, confiée par une autorité supérieure, à un individu exerçant une fonction particulière, dans un cadre précis.

MODALITE : Circonstance, condition, particularité qui accompagne un fait, une action, une situation.

MOYEN : Procédé permettant de parvenir à une fin. Les procédés sont très divers, ils peuvent être : légaux, techniques, financiers, matériels, politiques, individuels, collectifs…

OBJECTIF : Enoncé d’intention décrivant le résultat attendu à la suite d’une action.  L’objectif sert de base à l’évaluation. Il doit s’appuyer sur des comportements observables, donc évaluables.

PRINCIPE : Description de relations entre plusieurs actions, éléments, états ou phénomènes. Un principe peut avoir un degré d’efficacité variable en fonction de la situation à laquelle on l’applique.

Parfois on assimile le principe, aux valeurs personnelles, à l’éthique, ou même à sa propre morale.

PROCEDURE : Ensemble ordonné de règles permettant de résoudre un problème particulier ; Se rapproche beaucoup du terme METHODE.

PROCESSUS : Suite d’actions, de situations, entrant dans une procédure.

Le processus suppose une suite chronologique, hiérarchisée, et progressive.

PROFIL : Pour un poste, il s’agit de la description la plus exhaustive possible des fonctions, situations professionnelles de référence, activités, habiletés et tâches accomplies par le tenant du poste, sans oublier la description des qualités humaines requises pour l’occupation de ce poste.

PROGRAMME : Liste de contenus à enseigner. On peut y adjoindre, à part, l’ensemble des compétences à acquérir, qui sont celles attendues à la fin de la formation.

ROLE : Actualisation du statut. Tout individu, dans la vie, doit jouer plusieurs rôles par rapport à ses différents statuts.

STATUT : Place qu’un individu occupe dans un système donné, à un moment donné.

Un individu a toujours plusieurs statuts, et ces statuts s’actualisent dans les rôles sociaux.

Dans son statut de citoyen, l’individu peut être conduit à jouer le rôle d’électeur, éventuellement celui de scrutateur, ou celui de candidat.

STRATEGIE : Organisation de méthodes, techniques, et moyens en vue d’atteindre un objectif.

Les stratégies sont en général, personnelles et individuelles.

SYSTEME : Ensemble d’éléments interdépendants organisés en fonction d’un but.

Ces éléments sont liés par des relations multiples et capables en interagissant avec les autres et avec l’environnement, de répondre à des sollicitations, d’évoluer, d’apprendre et de s’auto-organiser.

TECHNIQUE : Savoir faire limité pouvant s’adapter à différentes situations professionnelles.

En pédagogie : technique du questionnement, de l’exposé, de la visioconférence…

THEORIE : Ensemble de concepts, de définitions et de propositions, en relation les uns avec les autres, qui propose une vue systématique d’un phénomène, en spécifiant les relations existant entre les variables. La théorie a pour but d’expliquer et de prédire le phénomène.

VALEURS : Principes à partir desquels la société, ou un groupe donné ou un individu, procède à des choix. Ce sont les éléments fondateurs de l’éthique. Les valeurs principales de la République Française sont : Liberté, Egalité, Fraternité

 

 

MOTS DU CHAMP COGNITIF

 

Abstrait, accentuation, activité cognitive, affectif, analyse, approche analytique, approche globale, appréhender, apprenant, apprentissage, attente, attention, attitude, auditif

Besoin, behavioriste, but

Catégorie, centration, champ, classification, codage, cognition, cognitif, cognitive, cognitivisme, cognitiviste, comportement, connaissance, conduite, contexte, concept, conceptualiser, concret, convergent, croyance

Décision, dépendant, désir, différenciation, divergent, distinct, docimologie, domaine, dominante

Egalisation, élaboration, élément, engagements, entrée, étude, étudier, explication, expliquer

Fonctionnement

Gestuelle, gérer, gestion mentale,

Habituel, hiérarchisation

Identification, indépendant du champ, influencer, inférer, infra-sémantique, information, initiateur, intégration, intellectuelle, interprétation, invariant

Langage, latent

Mécanisme, mémoire, mémoriser, mental, mentaux, mode, motivation, motrice

Niveau, niveaux d'activité intellectuelle

Objectif,objective, opération, opérationnel, organisation

Paradigme, pédagogie, pensée, penser, perceptif, perception, performance, personnalité, phénomène, préférentiel, postuler, problème, processus, psychologie, psychologue, psychomoteur

Réciter, règle, réhabilitation, relation, répertoire, réponse, représentation, résolution, réseau

Savoir, sémantique, sens, signification, situation, social, stimulus, stratégie, structure, subjectif, sujet, système, style,

Tâche, théorie, traiter, traits de personnalité

Valeur, variabilité interindividuelle, visuels

 

 

COGNITIF : Définitions

 

COGNITIF domaine : En 1948, Bloom et ses collaborateurs (docimologues américains), ont proposé un système de classification des objectifs en trois domaines :

• Domaine cognitif : tous les objectifs qui se rapportent à un apprentissage à dominante intellectuelle. Réciter un poème. Expliquer le fonctionnement du moteur à 4 temps.

• Domaine psychomoteur: tous les objectifs qui se rapportent à un apprentissage à dominante gestuelle, motrice. Sauter à la perche. Régler un carburateur.

• Domaine affectif : tous les objectifs qui se rapportent à l'apprentissage de valeurs, d'attitudes. Tenir ses engagements. Arriver à l'heure à ses rendez-vous.

COGNITIF (répertoire) : Ensemble des cognitions (connaissances, savoirs, croyances, représentations...) qu'un individu a emmagasinées durant toute son existence. Le terme répertoire cognitif est parfois synonyme de mémoire ou de structure cognitive. Le mot répertoire introduit l'idée d'une classification, voire même d'une hiérarchisation des éléments mémorisés.

COGNITIFS styles : "Dispositions, relativement stables et permanentes, chez un individu, à recueillir et à traiter l'information selon des modes préférentiels distincts." Les styles cognitifs sont donc des invariants chez une personne produisant un style de réponse plutôt stable face aux stimuli extérieurs. Ils se manifestent par une manière cognitive particulière d'appréhender l’information et de la traiter : approche globale ou analytique, mode perceptif concret ou abstrait, pensée divergente ou convergente, dépendant du champ/indépendant du champ.

Les styles cognitifs influencent les stratégies cognitives, les modes de résolution de problèmes et les comportements sociaux des individus. L'identification de ces styles cognitifs au niveau des apprenants autorise et facilite une différenciation de la pédagogie (tout le monde ne conceptualise pas de la même manière, par exemple), mais ne permet pas d'inférer une conclusion quant à la qualité des performances produites. Les styles cognitifs "constituent de nouvelles dimensions de la personnalité", mais, "ces dimensions se distinguent des traits de personnalité habituels car elles décrivent la variabilité interindividuelle relativement à des processus cognitifs.

Plusieurs auteurs ont proposé des variantes ; couple célébrissime dépendant/indépendant du champ de Witkin et Ash (1948), et ont suggéré qu'il pouvait y avoir d'autres caractéristiques individuelles de traitement de l'information: centration/balayage (Kagan), accentuation/égalisation (Ausubel), auditifs/visuels (De La Garanderie.

COGNITION : Selon Le Ny. "La cognition recouvre à la fois l'ensemble des activités qui concourent à la connaissance, qu'elles fonctionnent de façon correcte ou plus ou moins correcte, et l'ensemble des produits de ces activités, qu'il s'agisse de connaissances proprement dites, d'erreurs franches, de représentations et de croyances approximatives ou partiellement inexactes." A partir des années cinquante, la psychologie, dans un nouveau paradigme strictement cognitiviste, considère l'homme comme une vaste centrale de traitement de l'information : c'est le début de l'exploration de "la boîte noire" et des processus internes supposés être à l'origine des comportements externes. La cognition (concept appartenant à la psychologie cognitive) peut alors se définir comme étant « l'ensemble des processus "au moyen desquels les entrées sensorielles sont transformées, codées, élaborées, stockées, retrouvées et utilisées" ». La cognition est donc faite de connaissances et de représentations sur lesquelles opèrent des traitements susceptibles de les modifier, ceux-ci faisant eux-mêmes partie de la cognition. Dans le langage courant, on peut considérer le savoir ou les savoirs comme synonymes de cognition, quand ils sont envisagés subjectivement.

COGNITIVE structure : Organisation des cognitions dans le cerveau humain. D'après Smith, la structure cognitive comprend : "

1. Un système de catégories.

2. Des ensembles de règles destinées à situer les objets et les événements dans des catégories déterminées.

3. Un réseau de relations entre les catégories. "

D'après Richard, on peut étudier le système cognitif en postulant une structure à trois niveaux :

            "1. Le premier est le niveau infra-sémantique : il correspond à l'analyse du signal physique, et concerne l'étude des systèmes qui sont spécialisés dans l'extraction de l'information du signal, et de ceux qui assurent l'exécution des mouvements.

C'est ce qui fait l'objet de la perception et de l'étude du mouvement.

            2. Le deuxième niveau est, pour ce qui concerne la prise d'information, le niveau sémantique de l'identification des objets, qu'ils soient physiques ou symboliques considérés isolément, en dehors de leur contexte, celui du texte ou de la situation.

C'est le niveau de l'accès aux significations à partir de la perception des mots et des objets physiques.

            3. Le troisième niveau est le niveau sémantique du traitement des significations et de l'élaboration des décisions d'action. Ce niveau est proprement celui de l'interprétation, c'est-à-dire de l'intégration des significations auxquelles on a accès par l'identification des mots et des objets.

Cette interprétation prend en compte le contexte de la situation et de la tâche, elle permet l'élaboration d'objectifs et aboutit à des décisions d'action."

COGNITIVISME : Théorie psychologique qui fait du traitement de l'information par l'homme l'objet de la psychologie. Les psychologues cognitivistes s'opposent aux psychologues behavioristes dans leur façon d'expliquer le comportement humain. Ils pensent que l'individu agit en fonction de besoins et se fixe des buts qu'il essaie d'atteindre. Toute leur explication du comportement humain est basée sur ce que l'on appelle les variables internes : motivation, attentes, désir, besoins, représentations, codage, processus, stratégies cognitives, etc. Les cognitivistes s'accordent généralement sur le fait que "la partie de l'activité qui est en cause est précisément celle que l'on appelle activité cognitive. Elle correspond à peu près aux chapitres classiques de la psychologie : perception, attention, mémoire, langage, activités intellectuelles. Peut-être va-t-elle en réalité très au delà, par exemple jusqu'au cœur du domaine qu'on appelle généralement celui de la personnalité" [...] et que "l'individu humain est (dans son entier) un dispositif de traitement et de stockage de l'information." Les écoles cognitivistes sont cependant multiples.

Richelle, dans un ouvrage collectif, écrit : « Nous distinguerons quatre variantes de cognitivisme :

La première variante correspond à une démarche scientifique qui vise à décrire et à expliquer les mécanismes d'élaboration qui interviennent entre stimulus et réponse, entre entrée et sortie.

La seconde donne radicalement pour objet à la psychologie les phénomènes internes, mentaux, réduisant le comportement au statut de simple indicateur.

La troisième insiste sur la réhabilitation du sujet comme initiateur de ses propres conduites.

La quatrième entretient et consacre un découpage dans la matière de la psychologie entre ce qui appartient au registre cognitif (perception, langage, mémoire, représentation, etc.) par opposition à celui de l'affectif. »

 

 

APPRENDRE : Définitions

 

Apprendre, selon la conception cognitiviste  :

1. C'est comprendre.

2. C'est acquérir des informations, des capacités.

3. C'est intégrer des schèmes nouveaux à sa structure cognitive.

4. C'est modifier ses représentations.

Pour Piaget, le concept d'équilibration est le concept central de l'apprentissage.

Supposons qu'à un instant (t) donné, la structure cognitive d'un individu que nous appellerons

Marc, soit en équilibre, c'est-à-dire que tous les schèmes contenus dans la structure cognitive de Marc (schémas d'action se trouvant dans son cerveau), lui permettent de répondre de façon adéquate à toutes les situations qu'il a déjà rencontrées. Si Marc est tout à coup confronté à une situation nouvelle, cela provoque un déséquilibre dans sa structure cognitive (Marc ne sait pas résoudre ce nouveau problème). La recherche et la découverte de la solution entraînent une modification des schèmes par l'intermédiaire des phénomènes d'assimilation et d'accommodation, et la structure cognitive retrouve un nouvel équilibre situé à un niveau supérieur au premier.

Apprendre, pour Piaget, c'est donc acquérir de nouveaux schèmes d'action.

La succession :

• équilibre 1,

- rencontre d'une nouvelle situation,

- création du déséquilibre,

- assimilation, accommodation,

- modification du schème ancien ou création d'un schème nouveau,

• équilibre 2, représente le schéma de l'apprentissage selon Piaget. Le couple assimilation/accomodation est explicatif du phénomène d'adaptation. Illustrons cela par l'exemple du schème de la préhension : Ariane, qui a 12 mois, est déjà capable de saisir manuellement des objets. Dans sa brève existence, elle en a déjà saisi un certain nombre : elle a donc commencé à construire le schème de la préhension. Lorsque se présente à elle un nouvel objet, nettement plus difficile à saisir que ceux qu’elle a déjà rencontrés (une savonnette mouillée par exemple...), elle saisit maladroitement cet objet, tente de le déplacer, le lâche, le reprend, et cela pendant un certain temps. Ce faisant, elle intègre progressivement cet objet à sa structure cognitive (phénomène de l'assimilation de l'objet par le schème); par cette intégration, le schème s'affine, se modifie progressivement, devient plus performant (phénomène de l'accommodation du schème). A la fin de l'action, Ariane saisit parfaitement le nouvel objet, ou tout autre objet du même type : sa structure cognitive a retrouvé un nouvel équilibre, à un niveau supérieur ; c'est le phénomène d'équilibration, également appelé rééquilibration majorante.

Pour Piaget, c'est l'interaction permanente entre l'individu et les objets (le monde), qui permet de construire les connaissances, d'où le nom de constructivisme, attribué à cette théorie de l'acquisition de la connaissance.

Apprendre, selon la conception behavioriste :

1. C'est modifier durablement son comportement.

2. C'est donner une nouvelle réponse à un stimulus ou à un ensemble de stimuli qui ne la provoquaient pas auparavant. Les behavioristes s'interdisent de faire des hypothèses de fonctionnement sur les processus invisibles du cerveau de l'individu. Ils ne nient pas qu'ils existent, mais estiment qu'ils ne peuvent y avoir accès. En cela, les théoriciens du behaviorisme, se référaient indiscutablement au courant matérialiste. Y a-t-il véritablement opposition entre les conceptions cognitivistes et behavioristes de l'apprentissage ? La question mérite d'être posée. Les cognitivistes cherchent à aller plus loin que les behavioristes en élaborant des hypothèses sur ce qui se passe dans la boîte noire lors de l'apprentissage. Les concepts d'accommodation, d'assimilation, d'équilibration, de traitement de l'information, de schéma, de plan, de représentation, etc., sont donc strictement cognitivistes puisqu'ils constituent des hypothèses de fonctionnement interne du cerveau humain. Les behavioristes choisissent de décrire ce qu’ils peuvent observer de l'extérieur. Ils affirment qu'il suffit d'organiser les contingences extérieures de renforcement pour que les individus apprennent.

APPRENTISSAGE : Modification durable du comportement qui ne peut être uniquement attribuée à une maturation physiologique. Le concept d'apprentissage a un sens différent dans la langue commune et dans la langue des psychologues. Dans le langage de tous les jours, le terme apprentissage est étroitement associé à l'idée de métier manuel ou de formation sur le tas : "On va le mettre en apprentissage...." Pour les psychologues, au contraire, l'apprentissage est une fonction de la vie animale. Tout animal est capable d'apprendre. Une paramécie (ce petit protozoaire qui peut atteindre la taille de 0,2 mm...) peut parfaitement apprendre à toujours tourner à droite dans un labyrinthe en T :

Si à l'origine la paramécie tourne spontanément à gauche, vers le compartiment éclairé, et qu'après (n) décharges électriques délivrées à chaque fois qu'elle s'engage dans ce compartiment, elle tourne systématiquement à droite, on peut en conclure qu'elle a appris. Il est possible de résumer tout cela par la formule : "Apprendre, c'est modifier son comportement". Ce qui signifie que pour mesurer un apprentissage, il faut mesurer le comportement initial (test initial), puis le comportement terminal (test final), et établir la différence entre ces deux comportements. Il est évident que cette manière de définir l'apprentissage relève du courant de pensée behavioriste. Cette définition, pourtant simple et très opérationnelle, est indiscutablement réductrice. On peut lui préférer une autre définition plus en accord avec le courant de pensée cognitiviste : "Apprendre c'est modifier durablement ses représentations et ses schèmes d'action".

APPRENTISSAGE médiatisé : D'après Feuerstein, l'individu n'apprend pas comme le prétend Piaget, selon le schéma :            S -^ 0 -» R,     (Stimulus —>• Organisme —» Réponse),

mais plutôt selon le schéma :     S -> AM -- 0 -»• R     (S -*• Adulte médiateur —>• 0 -*• R).

L'environnement offre trop de stimuli pour que l'enfant (ou l'adulte) puisse, seul, choisir systématiquement les stimuli pertinents de chaque situation. La mère, dans la petite enfance, les parents, puis plus tard les formateurs, tous jouent le rôle de "médiateur". En renforçant positivement certaines conduites, mais aussi en favorisant chez l'apprenant la prise de conscience de ses processus de pensée, le médiateur permet à celui qui apprend d'acquérir des manières efficaces de traiter l'information en lui donnant l'occasion de réfléchir sur ses propres stratégies cognitives. Si la médiation des parents fait défaut durant la petite enfance (cas des déprivés culturels), l'enfant aura d'énormes difficultés à acquérir des méthodes efficaces de traitement de l'information et sera pratiquement condamné à l'échec scolaire. Pour les enfants en situation d'échec scolaire important, Feuerstein a conçu une méthode de dynamisation de la pensée : le P.E.I. (Programme d'Enrichissement Instrumental), déjà expérimenté en Israël et aux États-Unis, et actuellement utilisé par de nombreuses entreprises (voir Programme d'enrichissement instrumental). Cependant, les propositions de Feuerstein reposent sur des conceptions de l'apprentissage qui ne sont pas nouvelles : le psychologue américain Brunner, et avant lui le psychologue russe Vigotsky, avaient bien perçu l'importance de la médiation ("l'interaction de tutelle") dans les apprentissages, et particulièrement le rôle de l'adulte dans les fonctions de guidance, d'orientation et de gestion des degrés de liberté de l'enfant au cours de sa formation. L'école soviétique vygotskienne pose notamment la socialisation de l'enfant comme point de départ du développement en général et des fonctions psychiques supérieures en particulier. De plus, des théoriciens de l'apprentissage social comme Bandura ont parfaitement posé le problème de la médiatisation des apprentissages en examinant les situations d'imitation et de reproduction des conduites sous l'angle d'une interaction (consciente ou inconsciente) entre deux individus.

APPRENTISSAGE situation d' : En formation initiale ou en formation continue, une situation d'apprentissage, d'un point de vue strictement descriptif, se caractérise par les éléments qui la constituent : - l'environnement, - le formateur, - les élèves (les apprenants), - les contenus abordés, - le produit attendu, - le matériel mis en œuvre, - la stratégie d'enseignement choisie par le formateur pour faire apprendre, - les stratégies cognitives mises en œuvre par l'apprenant pour apprendre. Si l'on veut décrire totalement une situation d'apprentissage, il faut également préciser le comportement nouveau que l'apprenant manifestera en principe à l'issue de la situation, et les moyens prévus pour évaluer ce comportement. La volonté de mettre en place une telle situation ne garantit en rien la réussite des apprentissages, qui dépend essentiellement des capacités cognitives de celui qui apprend, et de son adhésion au projet d'apprendre. Il est important de remarquer que toute situation d'apprentissage se réfère explicitement ou non à un modèle de l'apprentissage (et/ou de l'enseignement), formalisé ou pas, qui subordonne directement le choix des méthodes et des techniques aux valeurs explicites (ou non) qui animent le formateur. L'infinie combinaison de toutes ces variables ne permet pas d'en dresser une typologie exhaustive. Toutefois, la plupart des stratégies d'enseignement jugées efficaces aujourd'hui reposent en partie sur des modèles de type constructiviste, copieusement amendés par le flux régulier des nouveautés pédagogiques. Ainsi, des éléments a priori aussi disparates que la définition d'objectifs, l'évaluation formative, les concepts de tâche et d'objectif-obstacle, la pédagogie différenciée, le travail de petits groupes, la remédiation, la découverte, la situation problème, l'alternance, etc., peuvent se côtoyer et vivre en parfaite cohérence au sein d'une même démarche pédagogique. Ce qui compte finalement, c'est de trouver la combinatoire la plus efficace pour la réussite d'un apprentissage. En conséquence, les éléments constitutifs d'une situation d'apprentissage sont à examiner comme une matrice qu’il faut configurer, "habiller", en fonction des buts visés et des contraintes liées à la situation. Ceci nous invite à défendre la mise en œuvre de situations d'apprentissage multi-référencées, c'est-à-dire empruntant à des champs théoriques ou expérimentaux très divers des solutions pédagogiques jugées efficaces. Si la pédagogie reste avant tout une action qui vise à produire des effets d'apprentissage, nous devons bien admettre que la référence à un modèle unique doit s'estomper au profit de modèles plus intégrateurs, repérés dans l'équilibre fragile des valeurs que l'on souhaite défendre et la pesanteur des contraintes institutionnelles.

APPRENTISSAGE social : Apprentissage de conduites ou de comportements dont la source provient de mécanismes d'influence sociale. Ce type d'apprentissage donne notamment à l'individu toute sa dimension culturelle. L'apprentissage social est celui de la relation à l'autre ou aux autres, c'est l'apprentissage par l'autre ou avec l'autre. Ce mode d'acquisition d'un comportement re-couvre aussi bien la façon de saluer une personne (parent, ami, inconnu), que la façon de se comporter dans un groupe de travail, dans sa famille, dans une réunion politique, dans une situation amoureuse, etc. Le principal théoricien de l'apprentissage social est l'américain Bandura, mais on ne peut explorer cette dimension sans faire référence aux travaux de Rotter, Vygostski et Brunner.

• D'après le psychologue américain Bandura, cet apprentissage extrêmement important pour les individus, se fait essentiellement, par imitation, par modélisation, à partir de personnes que l'individu prend pour modèle dans une situation déterminée. Dans la petite enfance, il s'agit des parents ; ultérieurement des copains et des héros de roman ou de télévision, des maîtres parfois, enfin de tous ceux que l'enfant, l'adolescent ou l'adulte, valorise. Bandura distingue l'apprentissage par imitation du modelage. L'imitation consiste à reproduire fidèlement et intégralement le comportement d'un modèle (par exemple dans l'apprentissage d'un geste professionnel) ; le modelage, au contraire, implique une reconstruction active de l'observateur. Celui-ci ne conservera de la conduite observée que quelques traits invariants qu'il juge pertinents. La théorie de l'apprentissage social de Bandura explique ainsi l'acquisition de conduites sociales ou individuelles qui échappent à la volonté du médiateur ou du formateur. Les travaux de Bandura, en réhabilitant le sujet comme centrale de traitement de l'information, ont ouvert une brèche cognitive dans l'édifice behavioriste. Comme l'avait imaginé précédemment l'américain Tolman, le schéma S/R (stimulus/réponse) se change en S/O/R (stimulus/organisme/réponse).

• Les travaux du psychologue soviétique Vygotski ne sont connus en France du grand public que depuis 1985, date de la traduction française de son ouvrage Pensée et langage, rédigé en 1934. Pour ce théoricien, il ne peut y avoir de développement que par le biais de la socialisation. L'apprentissage est donc par définition un fait social. De ce fait, l'apprentissage occupe une place prépondérante dans l'élaboration d'outils fondamentaux comme le langage, et détermine le développement des fonctions psychiques supérieures (formation des concepts, mémoire, pensée mathématique, etc.). Pour Vygotski "l'imitation, si on l'entend dans son sens large, est la forme principale sous laquelle s'exerce l'influence de l'apprentissage sur le développement. L'apprentissage du langage, l'apprentissage à l'école est dans une très grande mesure fondé sur l'imitation. En effet, l'enfant apprend à l'école non pas ce qu'il sait faire tout seul, mais ce qu'il ne sait pas encore faire, ce qui lui est accessible en collaboration avec le maître et sous sa direction." Dans les thèses du théoricien soviétique, le concept d'imitation ne peut être séparé de celui de zone de proche développement (voir ce mot) qui définit le supplément d'apprentissage que l'enfant peut acquérir grâce à l'action d'un médiateur.

• Pour l'américain Brunner, psychologue cognitiviste avant l'heure et proche des travaux de Vygotski, l'apprentissage par imitation est une conséquence naturelle de l'interaction maître/élève. La modélisation offerte par les parents, le maître, les amis, contribue à l'émergence de conduites nouvelles chez l'enfant. L'imitation est un acte intentionnel fortement orienté vers un but, et comme chez Bandura, elle est une reproduction volontaire de traits comportementaux caractéristiques d'une nouvelle conduite. • Parmi les théoriciens de l'apprentissage social, Rotter occupe une place toute particulière puisqu'il est surtout connu pour ses travaux sur le contrôle. Rotter met l'accent sur l'importance des variables situationnelles dans l'orientation des conduites : l'environnement est perçu par le sujet d'une manière significative, il est interprété par lui selon son vécu, son expérience, ses attentes. Selon le lien de causalité que l'individu établira entre un événement quelconque et sa propre conduite, l'individu aura tendance à reproduire ou non son comportement. Ainsi s'acquièrent selon Rotter bon nombre d'apprentissages.

Exemple : Viviane habite depuis quelques mois un petit village de Provence. Ce matin, elle a trouvé devant sa porte un carton contenant deux beaux melons et quelques grappes de raisin.

Interrogeant sa fille sur l'origine de ce présent inattendu, elles se souviennent avoir rendu visite à une voisine (que Viviane ne connaissait pas) pour se présenter à elle, lui dire bonjour, et l'informer que désormais, elle habiterait la maison mitoyenne. Dans la conversation, il avait été vaguement question du bonheur de vivre à la campagne et d'y manger des produits frais et savoureux.

Il y aura apprentissage social si Viviane, considérant ce cadeau (le renforcement) comme une conséquence directe de son comportement (lien causal), a tendance à reproduire sa conduite dans des circonstances analogues ou voisines.

Si au contraire, Viviane interprète ce geste comme une simple manifestation de la personnalité de sa voisine, et seulement cela, c'est-à-dire sans établir de lien causal avec sa démarche personnelle d'intégration, il n'y aura pas d'apprentissage social (la probabilité de reproduire la conduite n'augmentera pas

APPRENTISSAGE structural (théorie de 1') : Théorie cognitiviste de l'enseignement, développée par l'américain Scandura. Selon cette théorie, les compétences que doivent maîtriser les individus peuvent presque toujours être présentées sous forme de règles organisées en algorithmes. Ces règles s'appliquent à des éléments particuliers lesquels caractérisent le domaine d'application de la règle. Lorsque la règle est appliquée aux éléments d'entrée on obtient un certain produit en sortie.

Pour enseigner en suivant la théorie de l'apprentissage structural, il faut :

1. Définir ce que l'apprenant sera capable de faire après l'apprentissage (objectifs).

2. Définir les processus cognitifs types, mis en œuvre par les apprenants pour maîtriser les objectifs.

3. Les organiser sous forme d'algorithme. La difficulté principale d'application de cette théorie consiste à identifier les règles qui sous tendent les objectifs et surtout à les organiser en algorithmes.

Ce schéma, extrêmement répandu, est adopté par de très nombreux auteurs d'ouvrages pédagogiques : Landa, Scandura, D'Hainaut, Guilford, Gagné.

APPRENTISSAGE vicariant : Apprentissage par observation et reconstruction du modèle. Le sujet observe, examine les traits les plus pertinents du modèle, et les reproduits dans une version "reconstruite". Cet apprentissage est extrêmement fréquent dans la vie sociale dès que l'on se trouve dans un milieu inconnu. Si un ouvrier est invité à manger chez son patron, il court le risque d'être dérouté par les couverts à poisson, les verres différents, la façon dont la table est mise, etc. Il se gardera alors de toucher à quoi que ce soit avant ses hôtes et calquera son comportement sur le leur pour ne pas faire d'impair. Cet apprentissage existe sous toutes les latitudes. Un proverbe africain dit d'ailleurs : "Si tu es dans un village inconnu, avant de danser, re-garde donc comment dansent les autres..." A l'école, l'élève rencontre cet apprentissage lorsqu'il doit apprendre des gestes sportifs (sauter en hauteur, lancer le poids), ou des gestes professionnels (raboter, utiliser une fraiseuse, servir à l'anglaise, etc.). Tous les parents ont remarqué à quel point cet apprentissage est imponant dans la petite enfance. Jusqu'à six ans, l'enfant apprend essentiellement par modélisation, il fait "comme maman" ou "comme papa". Les apprentissages sociaux se produisent généralement par l'intermédiaire de l'apprentissage vicariant. effectuer une série d'actions de manière séquentielle (une chose après l'autre), détaillée, en ne laissant rien au hasard, et en n'oubliant aucun élément." Berger-Brunswic

 

 

MOTS CLES EN RELATION

AVEC LES CONCEPTS DE BASE DE L’ASH

 

ADAPTATION

accepter de devenir autre , accompagnement, accompagner, adapter, aides, ajustement, aménagements de scolarité, appropriation, approprié, assimilation, besoins identifiés, conformisation, construction des modalités de fonctionnement, difficultés, éducabilité, évoluer, flexibilité, inadapté, norme, milieu, modificabilité, modifier, pédagogie adaptée, règles à respecter, réseau, se transformer, sur-adaptés...

APPRENDRE-ENSEIGNER

Abstrait, accentuation, activité cognitive, affectif, analyse, approche analytique, approche globale, appréhender, apprenant, apprentissage, attente, attention, attitude, auditif, besoin, Behavioriste, but

Catégorie, centration, champ, classification, codage, cognition, cognitif, cognitive, cognitivisme, cognitiviste, comportement, concept, connaissance, conduite, contexte, concept, conceptualiser, concret, convergent, croyance

Décision, dépendant, désir, différenciation, divergent, distinct, docimologie, domaine, dominante

Efficience, égalisation, élaboration, élément, engagement, entrée, étude, étudier, explication, expliquer, extrinsèque

Fonctionnement Gestuelle, gérer, gestion mentale, Habituel, hiérarchisation

Identification, indépendant du champ, influencer, inférer, information, initiateur, intégration, intellectuelle, interprétation, intrinsèque, invariant Langage, latent

Mécanisme, mémoire, mémoriser, mental, mentaux, métacognition, mode, motivation, motrice

Niveau, niveaux d'activité intellectuelle Objectif, objective, opération, opérationnel, organisation

Paradigme, pédagogie, pensée, penser, perceptif, perception, performance, personnalité, phénomène, préférentiel, projet, postuler, problème, processus, psychologie, psychologue, psychomoteur

Réciter, règle, réhabilitation, relation, répertoire, réponse, représentation, résolution, réseau

Savoir, sémantique, sens, signification, situation, social, stimulus, statut de l’erreur, stratégie, structure, subjectif, sujet, système, style, Tâche, théorie, traiter, traits de personnalité Valeur, variabilité interindividuelle, visuels...

Auteurs principaux : Barth B-M, Binet, Bruner J., De la Garanderie A., De Vecchi G., Feuerstein R., Freinet C., Freud S., Higelé P., Meirieu P., Piaget J.,Vygotsky L.

 EVALUATION

autogestion, autocorrection, certifier, classement, cognitive, compétence, contrôle, continu, corriger, critères, critériée, degré d’atteinte de l’objectif, diagnostique, diplôme, docimologie, erreur, examen, formative, formatrice, informer, mesure, moyenne, négatif, niveau, norme, normative, notes, observer, outil, positif, régulation, résultats, sanctionner, sélection, sommative, type, valider...

COMMISSIONS

Allocation d’Education Spéciale, Auxiliaire de Vie Scolaire, avis identifier, carte d’invalidité, circonscription, débat, équipe éducative, équipe pédagogique, équipe technique, examen psychologique, convocation, décision, délègue, devoir de réserve, dossier médical, famille, handicap, instruire les dossiers, information, invite, Organisation Mondiale de la Santé, orientation prise en charge, partenariat, prise ne charge, projet individualisé, Quotient Intellectuel, rééducation, secret professionnel, social, taux d’incapacité, tests, transport...

INTEGRATION

Adapter la pédagogie, Aide Sociale à l'Enfance, anormalité, aptitude, asile, autiste, capacités sociales et intellectuelles, convention, degré de tolérance, dépendance, échec la société, éducateur spécialisé, Handiscol, individualisé, institution, inadapté, intégration loi d'orientation, mesure de l'intelligence, partenaires, pédagogie spéciale, Protection Judiciaire de la Jeunesse, services spécialisés de type SESSAD, spécialisation, structures enfermantes, UPI...

LEGISLATION

Abroge, application, Bulletin Officiel de l’Education Nationale, chef d’établissement, circulaire, circonscription, contexte, cycles, décret, directeur, érige, évolution, implication, informe, incitation, institue, Instructions Officielles, Journal Officiel, loi, ministère, modification, modifiée, nomenclature, obligation, politique, possibilité, projet d’école, référence, référentiel, remplace, social, texte officiel...

PARTENARIAT

Accepté, adhésion, articulation, autrui, avec, associations, autres, éducateur, cadre, champ d’intervention, collaboration, critères, complémentarité, commun, ensemble, dynamique, équipe, évaluations internes, familles, formes externes d'évaluation, identité, informer, ministères, outils, parents, partenaires, partenarial, préparation, procédure, projet, projet, propre à chacun, régulation de l'action, respect, réunir, travailleurs sociaux...

PATHOLOGIE ET NORMALITE

Anormalité, anthropologie, assimilation, admis, analphabétisme, chômage, code, courant, délinquance, diagnostic, échec, éthique, excentrique, excès, hors, illettrisme, impertinence, incivilité, irrespect, jugement moral, loi morale, lésion, maladie, mariage, moral, normal, opinion, pauvreté, pratiques sexuelles, sociale, sociologie, sociologue, société, trouble..

PIAGET

Accommodation, action, assimilation, Bruner, cognitivisme,comportement, constructivisme, construction, développement, épistémologie, équilibration, Feuerstein,fonction symbolique, genèse, Genève,hypothèse, hypothético-déductif, Inhelder, intelligence, jugement moral, modèle piagétien, pédagogie,propositions, psychologie, raisonnement, sous-stades, stades de développement, stade sensori-moteur, stade pré-opératoire, stade des opérations concrètes, stade des opérations, formelles, théorie opératoire, si…alors, sujet épistémique schèmes, Vygotsky...

PROJET

Abandonner, aides, ambitieux, aménagements, analyse, ancrage, anticiper, articulation, avenir, axe, bilan, cadre, centre d’intérêt, choix, cohérence, collaboration, collectif, conseil d’école, contenu, contrat, d’école, de formation, demande, d’établissement, détermination, déterminé, didactique, d’intervention, d’orientation, durée, échéancier, économique, éducatif, efficacité, équipe, évaluation intermédiaire, expectation, finalités, financier, formes, futur, humain, implication personnelle, instrumentalité, intention, individualisé, individuel, intention, matériel, méthodologie, mise en œuvre, modalités, modeste, motivation, moyens, objectif, pédagogique, personnalisé, personnel, pertinence, planification, prévoir, professionnel, prévision, réactivation, réalisation, rééducatif, référent, responsable, rêve, spécialisé, stratégies, synthèse, temps, thérapeutique, valence...

 

 

DEFINITIONS DE QUELQUES MOTS EXPERTS DE L’ASH

 

ABSTRAIRE : se dégager de l’aspect sensible des choses pour raisonner à un niveau plus général = généraliser.

ACCOMODATION : modification sous la pression de l’environnement, voir les schèmes chez Piaget.

ADAPTATION : accomodation + assimilation, voir les schèmes chez Piaget.

ADIDACTIQUE : Faire évoluer l’élève de lui-même = pédagogie de la découverte.

AFFECTIF : monde des émotions, valeurs, convictions, attitudes, motivations, désirs, passions, sentiments.

AFFECTIVITE : Les états internes de l’individu face à l’affectif, ils varient avec l’âge. Freud est le théoricien de l’affectivité, Piaget celui de l’intelligence bien qu’il dise : « l’affectivité c’est l’énergétique des conduites ».

AIDES COGNITIVES : toutes les aides visant à améliorer connaissances et compétences : supports, stratégies, dispositifs…

ALGORITHME : suite de règles qui si elles sont scrupuleusement respectées garantissent la réussite, opposé à heuristique.

ANDRAGOGIE : Pédagogie des adultes.

ANGOISSE : état d’oppression, ou d’inquiétude imprécise provoqué par un sentiment d’anéantissement, pouvant avoir des manifestations physiologiques.

ANIMATEUR : celui qui donne une âme à un groupe et le fait vivre en utilisant diverses techniques d’animation.

ANXIETE : se différencie de l’angoisse par le fait que l’inquiétude se rapporte à un projet dont on ne connaît pas la finalité ; tandis que la peur se rapporte à un danger précis.

APPRENDRE : Ce n’est plus seulement acquérir des connaissances. Selon la conception cognitiviste, c’est comprendre, acquérir des informations et des capacités, intégrer des schèmes nouveaux à sa structure cognitive, modifier ses représentations. Pour le formateur on ne dira plus apprendre, on préfèrera le terme enseigner pour faire la distinction. Learning en anglais.

APPRENTISSAGE VICARIANT : apprentissage par observation et reconstruction du modèle.

ASSIMILATION : intégrer un objet ou une situation nouvelle à sa structure mentale, voir les schèmes chez Piaget.

AXIOLOGIE : étudie les valeurs et les croyances des individus à l’égard des valeurs. Le bien et le mal, c’est l’éthique, le beau et le laid, c’est l’esthétique.

BESOIN : impression ou état de manque, déséquilibre ressenti par un organisme.

BEHAVIORISME : Etude du comportement basé sur le modèle classique Stimulus-Réponse. Tolman proposera un autre paradigme Stimulus-Organisme-Réponse qui fera avancer les recherches behavioristes, puis Thorndike à son cours imposera un nouveau paradigme (loi de l’effet) avec Stimulus-Organisme-Réponse-Renforcement : tout comportement tend à se répéter s’il est renforcé positivement, c’est-à-dire s’il conduit à une situation agréable pour l’organisme.

CAPACITE : possibilité de réussite dans l’exécution d’un tâche.

COMPETENCE : ensemble des comportements potentiels (affectifs, cognitifs et psychomoteurs) qui permettent d’exercer efficacement une activité considérée généralement comme complexe.

CONCEPT : idée générale et abstraite attribuée à une catégorie d’objets ayant des caractéristiques communes et permettant d’organiser les connaissances. La principale théoricienne est Britt-Mari BARTH.

CONFLIT COGNITIF : déséquilibre cognitif dû à la perception d’une différence entre ce que l’on croit savoir et ce que l’on constate de cette même réalité.

CONFLIT SOCIO-COGNITIF : psychologie sociale du développement, l’autre aidant à la cognition par la déstabilisation.

CONSCIENCE : connaissance partagée, y compris avec soi-même. J. Fodor : Système central coordonnant les informations provenant des modules, selon la théorie du fonctionnement modulaire du cerveau.

CONVERSATIONNEL : mode de relation basé sur l’échange entre l’élève et l’enseignant.

DEDUCTIF : raisonnement allant du général au particulier, s’oppose à inductif. Vision d’abord globale avant d’analyser.

DEONTOLOGIE : ensemble des règles régissant une profession. ◊ Le mémoire : règles professionnelles déterminant ce qu’il convient de faire sans recourir à l’éthique.

EMPATHIE : partage simultané d’états psycho-corporels ; Spécularité : doté d’une propriété de réflexion au sens optique du terme ; capacité à s’identifier à autrui et ressentir ce qu’il ressent.

EMPIRISME : école philosophique pour laquelle la seule source de connaissance est l’expérience. S’oppose à rationalisme

ENSEIGNER : Proposer des situations motivantes pour faire construire des savoirs, savoirs faire, savoirs être. Teaching en anglais.

EPISTEMOLOGIE : étude de la connaissance, le principal théoricien est Jean Piaget, l’épistémologie génétique recherche les relations entre le développement et la pensée pour établir la genèse de la connaissance.

ETAYAGE : concept de Bruner, interaction mutuelle et tutorat. Importance de la médiation de l’adulte en pédagogie.

ETHIQUE : Dans la relation éducative, l’engagement de tout éducateur face à l’apprenant fait référence implicitement ou explicitement à un ensemble de valeurs et de croyance.

ETHOLOGIE : étude biologique du comportement animal dans son environnement naturel.

EVALUATION COGNITIVE : recherche des besoins de compétence et d’autodétermination que ressent un individu.

EVALUATION CRITERIEE : évaluer par rapport à un objectif précis (sauter 1m20 au CM2)

EVALUATION FORMATIVE : recherche à informer l’apprenant et l’enseignant sur le degré d’atteinte de l’objectif visé (il n’y a ni note, ni sanction), cette évaluation sert également de support à l’apprentissage et participe aux progrès de l’apprenant.

EVALUATION FORMATRICE : vise l’appropriation par les élèves des critères d’évaluation, autogestion des erreurs, outils d’évaluation construits ensemble, participation des élèves à la planification de l’action. Voir le rapport avec la ZPD.

EVALUATION NORMATIVE : le résultat est comparé aux résultats obtenus par un groupe, ex : tests psychologiques.

EVALUATION SOMMATIVE : le résultat est comparé à ceux obtenus par un groupe en vue de classement, sélection…

EXISTENTIALISME : considération de l’existence en tant que réalité vécue. La philosophie existentielle (existentiale) cherche à comprendre finalité et transcendance de la “nature humaine .

EXPECTATION : attitude d’attente active = évaluer la probabilité qu’une action survienne, qu’une solution apparaisse.

FINALITES : objectif général en lien avec les valeurs d’une société, ex : former un citoyen autonome et responsable.

HALO (effet) : l’influence qu’exerce A sur le jugement de B à propos du sujet C.

HANDICAP : O.M.S. Désavantage qui résulte de la perturbation des structures ou fonctions anatomiques, physiologiques ou psychologiques de l’organisme, établissant une différence entre ce que la société attend de l’individu et ce qu’il est capable de faire. L’incapacité est une limitation des possibilités

fonctionnelles. (Une définition légale du handicap a été votée par le Sénat le 3 mars 2004).

HEURISTIQUE : règles exploratoires permettant d’élaborer une démarche de recherche de la solution mais sans la garantie de réussir, contrairement à l’algorithme.

HOLISTIQUE : étude d’un objet de recherche dans son ensemble = étude systémique, opposé à vision atomiste.

HOMEOSTASIE : ensemble des processus physiologiques qui maintiennent l’état d’équilibre d’un individu.

HUMANISME : vise l’homme idéal sans aucune distinction de race, de culture, des différences éventuelles …

INDUCTIF : raisonnement du particulier au général. Des cas particuliers puis constats enfin loi générale, voir adidactique.

INFERENCE : production d’information nouvelle à partir d’informations existantes. Compréhension contribuant aux représentations. Conclusions visant à des objectifs d’action. Pour Bruner la perception est déjà une inférence.

IPSE : en personne, en soi. L’ipséité se rapporte à la conscience de soi. ◊ Ricoeur : identité permettant “le maintien de soi ” à travers le temps.

MAIEUTIQUE : ensemble des aides qu’une personne peut offrir à une autre pour lui rendre accessible le savoir, ce terme est plutôt remplacé actuellement par ceux de facilitation et de médiation.

METACOGNITION : connaissance de son propre fonctionnement intellectuel = auto-analyse.

METHODE : organisation codifiée de techniques et de moyens mis en œuvre pour atteindre un objectif.

MODELISATION : utiliser un modèle et le faire reproduire, voir pédagogie de la découverte.

MOI : ce qui constitue l’individualité. ◊ S.Freud : instance psychique composée de conscient et d’inconscient.

MONDE : ◊ E. Kant : ensemble des phénomènes, objets et êtres vivants en tant qu’ils sont pensés de façon cohérente. ◊ A. Arendt : concept collectif permettant de concrétiser les existences et le sens qu’on y inclut.

OBJECTIF : énoncé d’intention décrivant le résultat attendu à la suite d’une action. L’objectif sert de base à l’évaluation.

ONTOGENESE : ensemble des transformations successives qui rendent compte du développement de l’individu.

PARADIGME : communauté de croyances, de présupposés, de représentations, édifiée à une époque donnée, comme une théorie dominante jusqu’à ce que de nouvelles découvertes viennent imposer un nouveau paradigme. C’est un modèle de pensée à partir duquel s’organisent les connaissances et la recherche dans un domaine particulier du savoir, à une période précise.

Paradigmes dans l’éducation, Années 60 : Pédagogie de la découverte (Bruner, Gagné) ; années 70 : les groupes de travail et la pédagogie par objectif ; années 80 : pédagogie différenciée et pédagogie de projet (Dewey) ; années 90 : aides cognitives et médiation, l’éducabilité cognitive démarre ; années 2000 : apports des sciences cognitives sur l’apprentissage, la psychopédagogie s’appui sur la notion d’obstacles, le statut de l’erreur, le conflit socio-cognitif, les représentations et la planification.

PRAGMATISME : théorie prônant que ce qui est vrai est ce qui réussit. La vérité est ce qui est pratique, utile, efficace, pour Dewey : « La valeur d’une théorie se mesure à son efficacité pratique ». Intérêt du transfert d’acquis suite aux aides cognitives.

PHYLOGENESE : ensemble des transformations successives qui rendent compte du développement de l’espèce.

PRAXEOLOGIE : articule théorie et pratique, comme par exemple dans la formation par alternance.

PREDICAT : information la plus importante de l’énoncé, par rapport au sujet abordé.

PRESENTIEL : mode de travail d’un élève disposant de la faculté de recourir à l’aide d’un enseignant.

S’oppose au mode autonome, correspondant au cas où l’élève travaille seul.

PRINCIPE : description de relations entre plusieurs actions, éléments, états ou phénomènes.

PROCEDURE : ensemble ordonné de règles permettant de résoudre un problème particulier.

RATIONALISME : théorie selon laquelle la source essentielle de la connaissance est la raison. Théoricien : Descartes.

REMEDIATION : Aide cognitive importante visant des actions correctives, se rapproche des termes : régulation et rétroaction. La remédiation, en tant qu’aide cognitive s’adresse plutôt à des apprenants ayant des difficultés importantes ou des déficiences bien repérées.  Elle nécessite d’être mise en œuvre par un expert de l’apprentissage, enseignant spécialisé par exemple.

RE-MEDIATION : Aide cognitive légère, utilisant de nouveaux supports, dispositifs, nouvelles stratégies, méthodes.

RENFORCEMENT : Un individu tend à se créer des structures de motivation et de renforcement personnelles. Pour qu'il apprenne à définir ses propres objectifs, à bâtir des stratégies pour les atteindre, à être satisfait lorsqu'il les a atteint et à ne pas renoncer en cas d'échec, il faut impérativement qu'il fasse de multiples expériences de succès soutenues par des motivations extrinsèques et des renforcements externes (félicitations, valorisations, relations d'empathie enseignants-élèves, soutien et aide en cas de difficultés bloquantes...), c’est ce qu’on appelle le renforcement positif, à l'inverse le renforcement négatif se produit lorsque l'élève est dans une spirale d'échecs à cause des notes déplorables qui lui sont assénées.

Pédagogie de la réussite et motivation vont ensemble, le succès appelle le succès, l'échec entraîne l'échec. Tout cela participe à la restauration de l'estime de soi chez ces enfants que l'école a souvent dévalorisé.

REPRESENTATION : substitut de la réalité construit par un individu. Construction intellectuelle momentanée qui sert à donner du sens  = explication, définition, idée personnelle non figée.

RÔLE : actualisation du statut. Tout individu, dans la vie, doit jouer plusieurs rôles par rapport à ses différents statuts.

SCHEME : action intériorisée, Piaget parle également de schémas d’action régissant les actions de chaque individu.

STATUT : place qu’un individu donné occupe dans un système donné, à un moment donné, on attend de lui un rôle précis. Un individu a toujours plusieurs statuts qui s’actualisent dans les rôles sociaux qu’on lui prête ou qu’il s’octroie.

Avoir, ou revendiquer un statut de citoyen, c’est jouer un rôle d’électeur, de scrutateur, ou de candidat

Avoir, ou revendiquer un statut de père, c’est jouer un rôle de gardien de la loi, de chef de famille, de financier, de géniteur …

STIMULUS : Tout élément auquel un être vivant est susceptible de répondre par une quelconque réaction est un stimulus.

STRATEGIE : organisation de méthodes, techniques, et moyens en vue d’atteindre un objectif

SYLLOGISME : raisonnement construit sur 3 propositions. Les 2 premières sont les prémisses, et la 3ème la conclusion

Exemple : tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme, donc tous les hommes sont mortels

Exemple incertain : tous les hommes aiment le fromage, Socrate aime le fromage, donc Socrate aime le fromage.

Contre-exemple : tous les rats aiment le fromage, Socrate aime le fromage, donc Socrate est un rat !

SYNECTIQUE : modèle d’enseignement de Gordon (1965) pour développer la créativité, basé sur le raisonnement analogique, la métaphore, l’imagination, la projection, l’invention, la création…

TABLE DE SPÉCIFICATIONS : Une table de spécifications est un tableau à double entrée construit : - soit pour vérifier la cohérence des objectifs spécifiques et intermédiaires avec les objectifs généraux, - soit pour vérifier la cohérence d'items d'évaluation avec les intentions de formation.

TAXONOMIE : classification hiérarchisée. Taxonomie d’objectifs pédagogiques visant une programmation, ou des niveaux de formulations à atteindre. Catégorisation des activités intellectuelles (Bloom), des types d’apprentissages (Gagné)

TECHNIQUE : savoir faire limité pouvant s’adapter à différentes situations professionnelles

TELEOLOGIQUE : se dit d’un système qui peut élaborer et créer lui-même sa finalité, son projet, son intention, qui montre une capacité à s’autodéterminer. Ex : l’Education Nationale. L’Homme est le système téléologique le plus perfectionné connu.

TEMPORALITE : caractère de ce qui est inscrit dans le temps, qui appartient au monde .

TRANSFERT : application d’une solution connue à une situation nouvelle. Le transfert des acquis et des progrès est actuellement le principal objet de recherche de l’éducabilité cognitive, comment continuer à réussir en classe ordinaire ce qu’on a été capable de faire en situation privilégiée de médiation en petit groupe ou de remédiation. Réussir en situation contextualisé.

TYPICALITE : exemple typique, prototype de la catégorie étudiée, dépendant du milieu culturel et social. Par exemple pour outil : on pense de suite à marteau ou tournevis ; pour couleur, on voit spontanément le bleu ou le rouge.

VALEURS : principes à partir desquels la société, ou un groupe donné ou un individu, procède à des choix. Ce sont les éléments fondateurs de l’éthique. Les valeurs principales de la République Française sont : Liberté, Egalité, Fraternité.

ZONE PROXIMALE DE DEVELOPPEMENT : ou Zone de Proche développement. Pour le psychologue Vygotsky c’est la marge développement qui se définit en demandant à un individu de résoudre des problèmes avec l’aide d’un adulte qui joue le rôle de médiateur. Le type de problème que l’individu est capable de résoudre, avec l’aide de l’adulte, permet de déterminer l’étendue de la ZPD, laquelle est différente d’un individu à l’autre.

Se baser sur le stade de développement atteint par un individu pour savoir ce qu’il est susceptible d’apprendre (position piagétienne classique), ou identifier la ZPD de l’individu pour décider de ce qu’il est possible de lui enseigner, a bien sûr des conséquences très différentes. Tout ceci est à prendre en compte pour établir un projet individuel d’aide et de progrès, un projet de médiation, ou de remédiation.

 

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Jean-Pierre PERRIN

Formateur ASH

Adresse de courrier électronique: jean-pierreperrin@orange.fr

 

Adresse de la page: http://pagesperso-orange.fr/ash-jpp/glossair.html

 

J'attends vos remarques, ajouts, et suggestions de présentation, merci d'avance.

siteais.gifnouveau.gifSite réactualisé le: 04 septembre 2015

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